Modifiée par :
- La Loi n° 92-97 du 26 octobre 1992
- Loi n° 97-83 du 20 décembre 1997
- Loi n° 2003-20 du 17 mars 2003
- Loi n° 2007-69 du 27 décembre 2007 relative à l'initiative économique
- Décret-loi n° 2011-89 du 23 septembre 2011
- Loi n° 2021-27 du 7 juin 2021
- Décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021, portant loi de finances pour l’année 2022
- Loi n° 2023-13 du 2023 du 11 décembre 2023, portant loi de finances pour l'année 2024
- Loi n° 2025-17 du 12 décembre 2025, portant loi de finances pour l’année 2026
Au nom du Peuple,
Nous, Habib Bourguiba, Président de la République Tunisienne,
La Chambre des Députés ayant adopté,
Promulguons la loi dont la teneur suit :
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
Article premier
Le présent statut général s'applique à tous les personnels employés, à quelque titre que ce soit dans les administrations centrales de l'Etat et des services extérieurs en dépendant, les collectivités publiques locales ou les établissements publics à caractère administratif.
Le présent statut ne s'applique ni aux magistrats, ni aux personnels militaires, ni aux personnels des forces de sécurité intérieure, ni aux personnels des établissements publics à caractère industriel et commercial, qui sont régis par des textes particuliers.
Article 2 (Modifié par la loi n° 92-97 du 26 octobre 1992 puis complété par le décret-loi n° 2011-89 du 23 septembre 2011)
Les statuts particuliers fixent pour chaque catégorie de personnel les modalités d'application de la présente loi. Ces statuts particuliers sont pris sous forme de décret.
En ce qui concerne les personnels du corps diplomatique, du corps administratif et technique particulier au ministère des affaires étrangères, du corps enseignant, des corps supérieurs des services extérieurs de l'administration régionale, des agents des douanes, du corps des services actifs des forêts, du corps du contrôle général des services publics relevant du Premier ministère, du corps du contrôle général des finances relevant du ministère des finances, du corps du contrôle général des domaines de l’Etat, du corps de rédacteurs d'actes de la conservation de la propriété foncière, du corps médical et juxta-médical, du corps des contrôleurs de la réglementation municipale, du corps technique, du corps des animateurs sportifs relevant du ministère de la jeunesse et de l’enfance et du corps du contrôle économique relevant du ministère de l’économie nationale, du corps des inspecteurs du travail et de conciliation et du corps des agents du service social relavant du ministère des affaires sociales ; leurs statuts particuliers peuvent déroger à certaines dispositions de la présente loi qui ne répondraient pas à la nature des fonctions de ces agents.
Article 3
L'agent public doit, dans le service, comme dans sa vie privée, éviter tout ce qui serait de nature à compromettre la dignité de la fonction publique et est tenu, en toute circonstance, de respecter et de faire respecter l'autorité de l'Etat.
Article 4
Le droit syndical est reconnu aux agents publics. Leurs syndicats professionnels, régis par le code du travail, peuvent ester en justice devant toute juridiction.
Toute organisation syndicale de fonctionnaires est tenue d'effectuer, dans les deux mois de sa création, le dépôt de ses statuts et de la liste de ses administrateurs auprès de l'autorité hiérarchique dont dépendent les agents publics appelés à en faire partie.
Article 5
Il est interdit à tout agent public d'exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit. Les conditions dans lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction sont fixées par décret.
Il est interdit à tout agent public, quelle que soit sa position, d'avoir, par lui-même ou par personne interposée et sous quelque dénomination que ce soit, dans une entreprise soumise au contrôle de son administration ou service, des intérêts de nature à compromettre son indépendance.
Lorsque le conjoint d'un agent public exerce, à titre professionnel, une activité privée lucrative, déclaration doit en être faite à l'administration dont relève l'agent.
L'autorité compétente prend, s'il y a lieu, les mesures propres à sauvegarder les intérêts du service.
Article 6
Tout agent public, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées.
L'agent chargé d'assumer la marche d'un service est responsable, à l'égard de ses supérieurs, de l'autorité qui lui a été conférée à cet effet et de l'exécution des ordres qu'il a donnés.
Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés.
Article 7
Indépendamment des règles prévues dans le code pénal en matière de secret professionnel, tout agent public est lié par l'obligation de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et informations dont il a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions.
Tout détournement, toute communication contraire aux règlements de pièces ou documents de service à des tiers sont formellement interdits.
L'agent public ne peut être délié de cette obligation de discrétion ou relevé de l'interdiction édictée par l'alinéa précédent que par autorisation écrite du chef de l'administration dont il dépend.
Article 8
Toute faute commise par un agent public, dans l'exercice de ses fonctions, l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale.
Dans le cas où un agent est poursuivi par un tiers pour faute de service, l'administration doit couvrir l'agent des condamnations civiles prononcées contre lui.
Article 9
L'agent public a droit, conformément aux textes en vigueur, à une protection contre les menaces, outrages, injures ou diffamations dont il peut être l'objet.
L'administration est tenue de protéger l'agent public contre les menaces et attaques de quelque nature que ce soit dont il peut être l'objet à l'occasion de l'exercice de ses fonctions et de réparer, s’il y a lieu, le préjudice qui en est résulté.
L'Etat ou la collectivité publique, tenu dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, est subrogé aux droits de la victime pour obtenir des auteurs des menaces ou attaques, la restitution des sommes versées à son agent.
Il dispose, en outre, aux mêmes fins d'une action directe qu'il peut exercer au besoin par voie de constitution de partie civile devant la juridiction pénale.
Article 10
Le dossier individuel de l'agent public doit contenir toutes les pièces concernant son état civil et sa situation de famille ainsi que celles intéressant sa situation administrative. Celles-ci doivent être enregistrées, numérotées et classées sans discontinuité.
En aucun cas, ne peut figurer à ce dossier individuel, une mention faisant état des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de l'intéressé.
Article 11
Sous réserve des dispositions spéciales commandées par la nature des fonctions et qui peuvent être prises à ce sujet, aucune distinction n'est faite entre les deux sexes pour l'application de la présente loi.
Article 12
Il est institué dans chaque administration une ou plusieurs commissions administratives paritaires dont les membres représentant le personnel sont élus.
Ces commissions sont compétentes dans les conditions fixées par la présente loi, en matière de titularisation, notation, promotion, mutation d'office pour nécessité de service avec changement de résidence et discipline des agents publics.
L'organisation et le fonctionnement des commissions administratives paritaires sont fixés par décret après avis du conseil supérieur de la fonction publique et de la réforme administrative.
Article 13
Les agents de l'Etat, des collectivités publiques locales ou des établissements publics à caractère administratif ont droit, après service fait, à une rémunération. Cette rémunération est fixée par décret pris sur avis du ministre des finances.
Ils bénéficient, en outre, des régimes de retraite et de prévoyance dans les conditions prévues par la loi.
Article 14
Aucune indemnité ou allocation de quelque nature que ce soit ne peut être accordée à un agent régi par le présent statut général, si elle n'a fait l'objet d'un décret pris après avis du ministre des finances.
Article 15
Le Premier ministre veille à l'application du présent statut général. Il préside le conseil supérieur de la fonction publique et de la réforme administrative dont la composition et le fonctionnement sont déterminés par décret.
Ce conseil donne son avis notamment sur les questions relatives à l'organisation, au fonctionnement, et au coût des services de l'Etat, des collec-tivités publiques locales et des établissements publics à caractère administratif, à la modernisation de leurs méthodes et techniques de travail, au statut, à la carrière, aux conditions de travail et au rendement de leur
personnel.
TITRE II
DES FONCTIONNAIRES
Chapitre premier
Définition
Article 16
Le fonctionnaire est, vis-à-vis de l'administration, dans une situation statutaire et réglementaire.
Le fonctionnaire appartient à un corps qui comprend un ou plusieurs grades. Il est classé, selon son niveau de recrutement, dans une catégorie déterminée.
Le corps groupe les fonctionnaires soumis au même statut particulier et ayant vocation aux mêmes grades. Les fonctionnaires sont répartis en quatre catégories désignées dans l'ordre décroissant par les lettres A, B, C et D et définies par décret.
Chapitre II
Recrutement
Article 17
Nul ne peut être nommé à un emploi de fonctionnaire de l'Etat d'une collectivité publique locale et d'un établissement public à caractère administratif :
1°) s'il ne possède la nationalité tunisienne, sous réserve des incapacités prévues par le code de la Nationalité Tunisienne,
2°) s'il ne jouit de ses droits civiques et s'il n'est de bonne moralité,
3°) s'il ne se trouve en position régulière au regard des dispositions de la loi sur le recrutement de l'armée,
4°) s'il n'est âgé de 18 ans au moins,
5°) s'il ne remplit les conditions d'aptitude physique et mentale nécessaires pour l'exercice des fonctions auxquelles il postule, sur tout le territoire de la République.
Article 18 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Le recrutement a lieu par voie de concours sur épreuves, sur titres ou sur dossiers, les aptitudes professionnelles des candidats sont appréciées par un jury désigné par arrêté du
Premier ministre qui établit un classement des candidats par ordre de mérite.
Les élèves issus des écoles agréées sont recrutés par voie de nomination directe. Les modalités d’application de ces dispositions sont fixées par les statuts particuliers à chaque corps.
Article 18 bis (Ajouté par la Loi n° 2021-27 du 7 juin 2021 et modifié implicitement par l'art.12 de la la loi n° 2023-13 du 2023 du 11 décembre 2023, portant loi de finances pour l'année 2024)
La voie de concours externe, sur dossiers et sur épreuves, n’est pas applicable pour le recrutement direct des ouvriers de chantiers ayant dépassé l’âge de 45 ans.
Est soustraite de l’âge de l’ouvrier ayant dépassé l’âge de 45 ans, la durée équivalente à la période de services civils accomplis en qualité d’ouvrier de chantier dans les administrations publiques, les collectivités locales ou les établissements publics à caractère non administratif.
L’Etat s’engage à régulariser la situation des ouvriers de chantiers ayant dépassé l’âge de 45 ans et n’ayant pas atteint l’âge de 55 ans par leur recrutement, et ce, sur trois tranches à partir de l’année 2024 jusqu’à l’année 2026 et il est possible d’octroyer un chèque de départ pour ceux qui choisissent le départ volontaire. (Modifié implicitement par l'art.12 de la la loi n° 2023-13 du 2023 du 11 décembre 2023, portant loi de finances pour l'année 2024)
Après cette régularisation, ce mode de recrutement ne peut plus être mis en œuvre.
Les modalités d’application de ces dispositions sont fixées par décret gouvernemental.
La mise en œuvre des dispositions susmentionnées est accomplie dans un délai n'excédant pas cinq ans à compter de la date de leur entrée en vigueur.
Article 19 (Abrogé par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Article 20
Tout candidat admis à un concours doit, pour ses nominations et affectation, se tenir à la disposition entière de l'administration. En cas de refus de rejoindre le poste qui lui est attribué, il est, après une mise en demeure, considéré comme ayant refusé la nomination et radié de la liste des candidats admis au concours.
Chapitre III
Notation et avancement
Section 1
Notation
Article 21
Il est attribué, chaque année, à tout fonctionnaire en activité ou en service détaché, une note globale chiffrée exprimant sa valeur professionnelle.
Le pouvoir de notation appartient au Chef de l'Administration à laquelle appartient le fonctionnaire.
Article 22
La note chiffrée est portée à la connaissance du fonctionnaire intéressé qui peut, à cette occasion, demander à la commission administrative paritaire compétente d'inviter l'autorisé ayant pouvoir de notation, à réviser, le cas échéant, la note décernée.
Section 2
Avancement
Article 23
L'avancement d'échelon a lieu d'un échelon à celui immédiatement suivant.
Article 24
Sous réserve des dispositions des articles 50, 51, 68, 69 et 70, l'avancement d'échelon a lieu automatiquement selon les cadences déterminées par les statuts particuliers.
Chapitre IV
Durée du travail
Article 25
La durée annuelle du travail effectif des fonctionnaires est fixée entre 2.000 et 2.400 heures.
Toutefois, certaines catégories de personnels occupant certains emplois déterminés par les statuts particuliers, peuvent exercer à mi-temps, les moda-lités d'application de ces dispositions sont déterminées par décret.
Article 26
Les jours fériés, donnant lieu à congé en faveur des fonctionnaires, sont fixés par décret.
Sous-Titre Premier
DU FONCTIONNAIRE TITULAIRE
Chapitre premier
Définition
Article 27
Est fonctionnaire titulaire, celui qui, nommé dans un emploi permanent, est titularisé dans un grade permanent prévu dans les cadres de l'administration dont il relève.
Chapitre II
Promotion
Article 28
La promotion est l'accession du fonctionnaire au grade immédiatement supérieur à celui dont il est titulaire.
Cette promotion a lieu selon les modalités ci-après :
A) à la suite d'un concours interne, d'un examen professionnel ou d'un cycle de formation organisé par l'administration,
B) au choix au profit des fonctionnaires inscrits par ordre de mérite sur une liste d'aptitude établie après consultation de la commission administrative paritaire compétente et comprenant l'ensemble du personnel remplissant les conditions de promotion requises.
Le mérite du fonctionnaire concerné est déterminé compte tenu de la moyenne des notes professionnelles des trois dernières années précédant l'année au titre de laquelle la liste est établie, des cycles de formation qu'il a suivis et des résultats qu'il y a obtenus, ainsi que de son ancienneté dans le grade; un décret fixera les modalités d'application de ces dispositions.
Les commissions de promotion pourront demander à entendre le fonctionnaire intéressé.
Les inscriptions sur la liste d'aptitude sont effectuées par ordre de mérite.
Les candidats dont le mérite est jugé égal, sont départagés par l'ancienneté générale ou si l'ancienneté est la même, par l'âge.
Le ministre a toute latitude pour apporter des modifications à l'ordre d'inscription des agents appartenant aux catégories A et B.
La liste des agents à promouvoir arrêtée par le ministre concerné est publiée au Journal Officiel de la République Tunisienne.
Article 28 (bis) (Ajouté par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
La promotion a lieu par voie de concours internes ou d’examens professionnels au profit des fonctionnaires justifiant d’au moins cinq années d’ancienneté dans le grade immédiatement inférieur au grade de promotion.
Les aptitudes professionnelles des candidats sont appréciées par un jury désigné par arrêté du Premier ministre, qui établit une classification des candidats par ordre de mérite.
La promotion a lieu également suite aux cycles de formation, ou au choix, au profit des fonctionnaires titulaires dans le grade immédiatement inférieur au grade de promotion.
Les modalités d’application de ces dispositions sont fixées par décret.
Toutefois, et en ce qui concerne les grades qui sont accessibles aux candidats externes, ils ne peuvent être accordés par voie de promotion au choix qu’à concurrence de dix pour cent (10 %) des postes à pourvoir au titre de la même année, et ce, au profit des fonctionnaires qui justifient au moins de dix ans (10) d’ancienneté dans le grade immédiatement inférieur au grade de promotion et d’au moins 40 ans d’âge, ce mode de promotion n’est possible qu’une seule fois durant la vie professionnelle du fonctionnaire.
Article 29
Les nominations consécutives à la promotion doivent avoir lieu dans l'ordre figurant sur la liste d'aptitude définitive visée à l'article 28 de la présente loi.
Article 30
Est interdite, toute promotion n'ayant pas pour objet exclusif de pourvoir régulièrement à une vacance.
Article 31
Pour chaque grade, il ne peut être établi qu'une seule liste d'aptitude au titre de chaque année.
Article 32
Tout fonctionnaire qui bénéficie d'une promotion de grade est tenu d'accepter l'emploi qui lui est assigné dans son nouveau grade. Son refus peut entraîner l'annulation de sa nomination après avis de la commission administrative paritaire compétente.
Article 33 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Le fonctionnaire qui bénéficie d’une promotion est rangé à l’échelon correspondant au traitement de base d’origine immédiatement supérieur à celui qu’il percevait dans son ancienne position.
Toutefois, l’augmentation obtenue suite à la promotion ne peut être inférieure à l’avantage que lui aurait procuré un avancement normal dans son ancienne position.
Article 34
La composition des commissions administratives paritaires sera modifiée de telle façon, qu'en aucun cas, un fonctionnaire ne soit appelé à formuler une proposition relative à un fonctionnaire d'un grade supérieur.
Chapitre III
Congés
Section 1
Dispositions générales
Article 35
Les congés sont accordés par les chefs des administrations, des collectivités publiques locales ou des établissements publics à caractère administratif.
Sauf cas d'indisponibilité subite, à charge de régularisation ultérieure, aucun fonctionnaire ne peut interrompre l'exercice de ses fonctions s'il n'a demandé et obtenu un congé.
Toute absence non justifiée par un congé régulier conformément aux dispositions de la présente loi, donne lieu à retenue sur salaire au titre des journées d'absence, sans préjudice, le cas échéant, des sanctions disciplinaires.
Les congés se divisent en :
1°) congés administratifs comprenant les congés de repos et les congés exceptionnels,
2°) congés pour raisons de santé comprenant les congés de maladie de longue durée, les congés de maladie ordinaire, les congés de maternité et les congés post nataux,
3°) congés pour formation continue,
4°) congés sans solde,
5°) congés pour la création d’une entreprise. (1)
Les congés de maladie n'entrent pas en ligne de compte dans le calcul de la durée de congés administratifs et réciproquement.
Un congé de repos peut faire suite à un congé de maladie.
En revanche, un congé de maladie ne peut faire suite à un congé de repos sauf autorisation de la commission médicale prévue à l'article 43 de la présente loi.
Article 36
Il est interdit au fonctionnaire bénéficiaire d'un congé de se livrer à toute activité rémunérée, sous peine d'application des dispositions de l'article 56 de la présente loi.
Section 2
Congés administratifs
I - CONGE DE REPOS
Article 37 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Tout fonctionnaire en activité a droit à :
1) un congé de repos hebdomadaire d’une durée d’un jour,
2) un congé de repos annuel d’une durée d’un mois à plein traitement par année de services effectifs du 1er janvier au 31 décembre, les fonctionnaires qui n’ont pas exercé leurs fonctions pendant la totalité de la période ouvrant droit au bénéfice du congé de repos annuel, ont droit à une période de congé payé calculée comme suit :
- deux jours et demi de repos pour chaque mois de services effectifs,
- une demi-journée de repos pour chaque six (6) jours de services effectifs, pour les périodes de service inférieure à un mois.
L’administration peut effectuer une répartition des congés compte tenu de la nécessité de service, elle peut également s’opposer à tout fractionnement du congé annuel de repos.
Les fonctionnaires ayant des enfants à charge bénéficient de la priorité pour le choix et la fixation de la période de congé annuel de repos.
Article 38 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
L’administration peut décider, pour des raisons que l’intérêt du service peut rendre nécessaires, le report du congé de repos annuel attribué aux fonctionnaires, et ce, pour une seule année suivant celle au titre de laquelle le congé est dû.
Article 39
Sous réserve des dispositions de l'article 35 de la présente loi, le fonctionnaire qui ne rejoint pas son poste de travail à l'expiration du congé de repos peut être traduit devant le conseil de discipline.
II - CONGES EXCEPTIONNELS
Article 40
Des congés exceptionnels peuvent être accordés à plein traitement et sans entrer en ligne de compte dans le calcul des congés de repos :
1°) pour l'accomplissement d'un des devoirs imposés par la loi dans la limite de la durée nécessaire à cet effet,
2°) pour l'accomplissement du pèlerinage. Ce congé exceptionnel ne peut être accordé que pour un mois au maximum durant la période de pèlerinage et une seule fois dans la carrière,
3°) pour l'accomplissement de devoirs impérieux de famille et dans la limite de 6 jours par an,
4°) à l'occasion de chaque naissance au foyer du fonctionnaire chef de famille. La durée de ce congé est fixée à deux jours ouvrables devant intervenir dans un délai qui expire dix jours après la date de naissance. Les naissances gémellaires ou multiples ne donnent droit qu'à un seul congé de cette nature,
5°) à l'occasion de la convocation des congrès professionnels, syndicaux, fédéraux, nationaux, internationaux, ou des organismes directeurs, aux fonc-tionnaires représentants dûment mandatés, ou membres élus des organismes directeurs;
6°) à l'occasion de la convocation des congrès des partis politiques et des organisations nationales et de jeunesse,
7°) à l'occasion de la convocation à des compétitions internationales, aux fonctionnaires faisant partie d'équipes nationales sportives. Ce congé est accordé sur la demande du ministre de la jeunesse et des sports.
La durée des congés prévus aux paragraphes 5, 6 et 7 du présent article est égale au total des journées indiquées dans les convocations, augmentées, le cas échéant, des délais de routes nécessaires.
Section 3
Congés pour raison de santé
I - Congés de maladie ordinaire
Article 41
En cas de maladie dûment constatée et le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, le fonctionnaire peut obtenir un congé de maladie ordinaire.
Toute demande de congé pour maladie doit être appuyée d'un certificat médical indiquant le temps présumé pendant lequel le fonctionnaire est hors d'état d'exercer ses fonctions.
L'administration effectue tout contrôle utile par un médecin de la santé publique ou par le médecin désigné à cet effet.
Indépendamment de ce contrôle médical, elle prescrit toutes mesures de contrôle administratif à l'effet de s'assurer que le fonctionnaire n'use de son congé qu'en vue de se soigner.
Sauf cas d'urgence dûment établi, le fonctionnaire, bénéficiant d'un congé de maladie, ne peut quitter sa résidence habituelle que sur autorisation de son administration.
Article 42 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Durant les premiers mois de son recrutement et tant qu’il n’a pas accompli une période minimum de 365 jours, le fonctionnaire a droit à un congé de maladie ordinaire à plein traitement, à raison de cinq (5) jours pour chaque mois de services effectifs.
Le fonctionnaire qui a accompli ses fonctions pendant une période minimum de 365 jours a droit à un congé de maladie ordinaire dont la durée maximum est fixée à douze (12) mois dont deux (2) à plein traitement et dix (10) à demi-traitement.
Pendant la durée du congé de maladie à demi-traitement, le fonctionnaire conserve la totalité des indemnités à caractère familial.
Sont inclus dans la période minimum de 365 jours, les périodes de services effectifs, les congés de repos, les jours fériés, les congés pour formation continue, les congés de maternité et les congés exceptionnels.
Le fonctionnaire qui a épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire à plein traitement ou à demi-traitement ne peut obtenir à nouveau un congé de maladie ordinaire, que lorsqu’il aura accompli ses fonctions durant une nouvelle période minimum commence à courir le jour de la reprise de service à l’issue du premier congé de maladie ordinaire obtenu au titre de la précédente période de travail de 365 jours.
Est considéré en disponibilité d’office, tout fonctionnaire qui s’absente pour raison de maladie après avoir épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire.
Lorsque le fonctionnaire qui a épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire est reconnu définitivement inapte, il est admis à la retraite.
Article 43
Les congés de maladie ordinaire, ne dépassant pas au total 30 jours par période de 365 jours, sont accordés directement par le chef de l'administration, de la collectivité publique locale ou de l'établissement public à caractère administratif.
Dans tous les autres cas, les congés de maladie ordinaire d'une durée supérieure à 30 jours ne peuvent être accordés par le Chef de l'Administration intéressée que sur avis conforme d'une commission médicale dont la composition et le fonctionnement sont fixés par décret.
II - CONGES DE MALADIE DE LONGUE DUREE
Article 44
Les congés de maladie de longue durée peuvent être accordés aux fonctionnaires de l'Etat, des collectivités publiques locales et des établissements publics à caractère administratif, en exercice ou en congé de maladie ordinaire, atteints d'une des maladies dont la liste est fixée par décret après avis du conseil supérieur de la fonction publique et de la réforme administrative.
Ces congés ne pourraient, en aucun cas, être accordés s'il est établi que ces maladies étaient consécutives à la consommation de boissons alcoolisées ou à l'usage de stupéfiant.
Ces congés sont attribués par le chef de l'administration du fonctionnaire soit à la demande de l'intéressé, soit à l'initiative de l'administration, et ce, après avis conforme d'une commission médicale dont la composition et le fonctionnement sont fixés par décret.
Article 45
Le congé de maladie de longue durée est accordé pour une période de cinq (5) ans dont trois (3) ans à plein traitement et deux (2) ans à demi-traitement.
III - DISPOSITIONS COMMUNES AUX CONGES DE MALADIE
Article 46
Lorsque la maladie ordinaire ou de longue durée est contractée ou aggravée soit en service soit en accomplissant un acte de dévouement dans l'intérêt général, soit à la suite d'un accident survenu à l'occasion de l'exercice des fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de ses émoluments jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service. Dans tous ces cas, il a droit au remboursement des honoraires médicaux et des frais entraînés directement par la maladie ou l'accident.
Lorsque le fonctionnaire visé au paragraphe précédent est reconnu définitivement inapte il est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Dans ce cas, il a droit à une rente viagère d'invalidité pour incapacité permanente cumulable avec la pension de retraite.
Article 47
Les congés de maladie à passer hors du territoire de la République doivent faire l'objet, sauf cas d'urgence, d'une autorisation préalable du chef de l'administration intéressée.
IV - CONGE DE MATERNITE ET CONGE POST-NATAL
Article 48
Le fonctionnaire de sexe féminin bénéficie, sur production d'un certificat médical, d'un congé de maternité de deux mois à plein traitement cumulable avec le congé de repos.
A l'issue du congé de maternité, un congé post-natal destiné à lui permettre d'élever ses enfants et ne dépassant pas quatre mois, à demi-traitement peut lui être accordé, sur sa demande.
Ces congés sont accordés directement par le Chef de l'Administration.
Article 48 (bis) (Ajouté par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Le repos d’allaitement :
La femme fonctionnaire a droit, sur sa demande, à un repos d’allaitement d’une heure, en début ou au terme de la séance de travail, à condition que la durée de la séance de travail ne soit pas inférieure à quatre heures.
Au cas où le travail est aménagé en deux séances, il est accordé à l’intéressée deux repos d’une heure chacun, au début ou à la fin de chaque séance, à condition que la durée minimum totale de travail soit égale à sept heures par jour.
Le repos d’allaitement est accordé pour une période maximum de six mois à compter de la fin du congé de maternité.
Section 4
Congé pour formation continue
Article 49
Le fonctionnaire peut demander un congé pour participer à un cycle de formation continue organisé par l'administration.
Les modalités d'application de ces dispositions sont déterminées par décret.
Section 5
Congé sans solde
Article 50
Des congés sans solde peuvent être accordés aux fonctionnaires. La durée du congé sans solde, qui ne peut excéder trois mois par année, n'est pas considérée comme service effectif.
Section 6
Congé pour la création d’une entreprise
Article 50 (bis) (Modifié par l'art 15-1 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021, portant loi de finances pour l’année 2022 et par l'art.94 de la Loi n° 2025-17 du 12 décembre 2025)
Un congé pour la création d'une entreprise peut être accordé au fonctionnaire titulaire, pour une durée maximale de 3 ans renouvelable d'une façon annuelle de trois (3) autres années. Ce congé peut être attribué dans le cadre des dispositions du titre IV de la loi n° 2016-36 du 29 avril 2016 relative aux procédures collectives.
Le congé est accordé par arrêté du chef de l'administration ou par décision du chef d'établissement.
Nonobstant les dispositions législatives contraires, le fonctionnaire continue de bénéficier de la couverture sociale durant toute la période du congé pour la création d'une entreprise sans avoir droit à l'avancement et à la promotion. Sur cette base, l'intéressé doit procéder au paiement de sa cotisation au titre du régime de retraite, de prévoyance sociale et du capital décès alors que l'administration se charge de verser les contributions mises à la charge de l'employeur. Le fonctionnaire continue de bénéficier de demi-salaire pendant la première année du congé. Dans le cas où l'entreprise est créée dans les zones de développement régional, le fonctionnaire continue de bénéficier de demi-salaire pendant une période de deux ans.
Article 50 (ter)
Il est interdit au fonctionnaire bénéficiaire d’un congé pour la création d’une entreprise d’exercer une activité contraire au motif au titre duquel le congé a été accordé.
Le chef de l’administration, de la collectivité locale ou de l’établissement public à caractère administratif peut à tout moment faire procéder aux enquêtes nécessaires en vue de s’assurer que l’activité du fonctionnaire concerné correspond réellement aux motifs pour lesquels le congé pour la création d’une entreprise a été accordé.
S’il est établi que l’intéressé a contrevenu aux conditions d’octroi de ce congé, il est immédiatement mis fin au congé et, le cas échéant, l’intéressé doit rembourser les sommes dont il a bénéficié, sans préjudice des poursuites disciplinaires.
Article 50 (quater) (Paragraphe premier modifié par l’article 34 de la loi n° 2007 69 du 27 décembre 2007)
Le fonctionnaire bénéficiaire d’un congé pour la création d’une entreprise doit demander par lettre recommandée sa réintégration ou le renouvellement de ce congé et ce dans un délai d’un mois au moins avant l’expiration de la période du congé. (modifié par l'art 15-3 du décret-loi n° 2021-21 du 28 décembre 2021, portant loi de finances pour l’année 2022 et par l'art.49 de la Loi n° 2025-17 du 12 décembre 2025)
A l’expiration de la période du congé pour la création d’une entreprise, le fonctionnaire a le droit de réintégrer son corps d’origine même en surnombre. Ce surnombre doit être résorbé à la première vacance venant à s’ouvrir dans le corps considéré.
Au cas où le fonctionnaire ne demande pas sa réintégration dans le délai ci-dessus indiqué, et après avoir été mis en demeure, il est considéré comme ayant rompu tout lien avec le service public.
Article 50 quinto
Les procédures et les modalités d’application des dispositions prévues par les articles 35 (5ème sous paragraphe nouveau), 50 (bis), 50 (ter) et 50 (quater) de la présente loi sont fixées par décret.
Chapitre IV
Discipline
Article 51 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Le pouvoir disciplinaire est du ressort du chef de l’administration à laquelle appartient le fonctionnaire.
Le chef de l’administration concerné peut déléguer son pouvoir disciplinaire ou sa signature à l’un des cadres supérieurs de son administration, conformément à des conditions fixées par décret.
Les sanctions disciplinaires qui peuvent être infligées aux fonctionnaires comprennent :
Les sanctions du premier degré, qui sont :
1) l’avertissement ;
2) le blâme.
Les sanctions du 2ème degré, qui sont :
1) le retard de 3 mois à un an au maximum pour l’avancement,
2) la mutation d’office avec changement de résidence,
3) l’exclusion temporaire pour une période maximum de six mois avec privation de traitement,
4) la révocation sans suspension des droits à pension de retraite.
Les sanctions du premier degré sont prononcées après audition du fonctionnaire intéressé et sans consultation du conseil de discipline.
Les sanctions du deuxième degré ne peuvent être prononcées qu’après consultation du conseil de discipline.
Les commissions administratives paritaires jouent dans ce cas le rôle de conseil de discipline, leur composition est alors modifiée conformément aux dispositions de l’article trente quatre de la présente loi.
Le fonctionnaire est traduit devant le conseil de discipline au vu d’un rapport écrit émanant de l’autorité ayant pouvoir disciplinaire ou du cadre supérieur qui a délégation d’exercer le pouvoir disciplinaire ou de signer les rapports de traduction devant le conseil de discipline.
Le rapport indique clairement les faits reprochés au fonctionnaire et, s’il y a lieu, les circonstances dans lesquelles ils ont été commis.
Les sanctions sont prononcées par décision motivée émanant de l’autorité qui a le pouvoir disciplinaire ou du cadre supérieur qui a délégation d’exercer le pouvoir disciplinaire ou de signer les sanctions disciplinaires.
Toutefois, la sanction de révocation ne peut être prononcée que par l’autorité qui a le pouvoir disciplinaire exclusivement.
Article 52
Le fonctionnaire a le droit d'obtenir, aussitôt l'action disciplinaire engagée, la communication de toutes les pièces relatives a l'inculpation avec la faculté de lever copies de ces dernières.
Il a droit, en outre, à la communication de son dossier individuel.
Cette communication a lieu sur place en présence d'un représentant de l'administration. Le fonctionnaire est tenu de déclarer par écrit avoir reçu cette communication ou, le cas échéant, y avoir renoncé volontairement.
Il peut présenter devant le conseil de discipline des observations écrites ou verbales, citer des témoins et se faire assister d'un défenseur de son choix.
Le droit de citer des témoins appartient également à l'administration
Le fonctionnaire doit être convoqué par écrit au moins quinze (15) jours avant la réunion du conseil de discipline.
Article 53
S'il ne se juge pas suffisamment éclairé sur les faits reprochés au fonctionnaire ou sur les circonstances dans lesquelles ces faits ont été com-mis, le conseil de discipline peut ordonner une enquête.
Article 54
Compte tenu des observations écrites produites devant lui et, le cas échéant, des déclarations verbales de l'intéressé, des témoins et du défenseur ainsi que des résultats de l'enquête à laquelle il a pu être procédé, le conseil de discipline émet un avis motivé sur la sanction disciplinaire que lui paraissent devoir entraîner les faits reprochés au fonctionnaire poursuivi et transmet, sans délai, cet avis à l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.
Article 55
Le conseil de discipline doit transmettre son avis dans le délai d'un mois à compter du jour où il a été saisi.
Ce délai est porté à deux mois, lorsqu'il est procédé à une enquête ordonnée par le conseil de discipline.
Article 56
En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute est immédiatement suspendu de ses fonctions, par ordre de son chef direct, à charge pour ce dernier, d'en référer immédiatement au chef de l'administration qui doit prendre la décision voulue.
Lorsque la faute commise constitue un délit ou un crime et notamment lorsqu'il s'agit de corruption, de détournement de deniers publics, de faux, de violation du secret professionnel le ministère public doit être saisi sans délai,
Dans tous les cas, le conseil de discipline doit être saisi dans un délai maximum d'un mois et la situation administrative du fonctionnaire suspendu doit être réglée dans un délai maximum de trois mois à compter du jour où la décision de suspension a pris effet.
Si, à l'expiration du délai de trois mois susvisé, le fonctionnaire n'a pas été révoqué il a droit au remboursement de l'intégralité de son traitement afférent à la période de suspension déduction faite éventuellement du traitement correspondant à la durée de l'exclusion temporaire de service.
Article 57
Les décisions portant sanctions disciplinaires sont classées au dossier individuel du fonctionnaire intéressé. Il en est de même des avis émis par le conseil de discipline et de toutes pièces et documents annexés conformément aux dispositions de l'article 10 de la présente loi.
Article 58
Le fonctionnaire frappé d'une sanction disciplinaire autre que la révocation peut, après 5 ans s'il s'agit d'une sanction du premier degré, et après 10 ans, pour les sanctions du second degré introduire auprès du chef de d'administration une demande tendant à ce qu'aucune trace de la sanction prononcée ne subsiste à son dossier.
Si par son comportement général, l'intéressé a donné toute satisfaction, depuis la sanction dont il a fait l'objet, il est fait droit à sa requête et son dossier individuel sera reconstitué selon sa nouvelle situation.
Le fonctionnaire qui a été révoqué à la suite d'une condamnation pénale et qui a recouvré ses droits civiques à la suite d'une amnistie ou grâce amnistiante, peut demander sa réintégration dans l'année qui suit cette réhabilitation. Dans ce cas, l'administration peut le réintégrer dans son grade d'origine à l'échelon qu'il détenait à la date de sa révocation.
Chapitre V
Positions
Article 59
Tout fonctionnaire doit être placé dans une position régulière. Ces positions sont les suivantes :
1°) l'activité,
2°) le détachement,
3°) la disponibilité,
4°) sous les drapeaux.
Section 1
L'activité
Article 60
L'activité est la position du fonctionnaire qui, régulièrement titulaire d'un grade, exerce effectivement les fonctions de l'un des emplois correspondants.
Pendant toute la durée d'un congé de quelque nature que ce soit, accordé à plein ou à demi-traitement, le fonctionnaire bénéficiaire est considéré comme étant en activité.
Section 2
Le détachement
Article 61
Le détachement est la position du fonctionnaire placé hors de son corps d'origine mais continuant à bénéficier dans ce corps, de ses droits à l'avancement, à la promotion et à la retraite.
Le détachement est prononcé sur la demande du fonctionnaire ou d'office dans les conditions prévues par l'article 66 de la présente loi.
Le détachement est essentiellement révocable.
Le détachement ne peut avoir lieu :
1°) qu'auprès d'une administration, d'une collectivité publique locale, d'un établissement public, d’une société nationale ou d'une société d'économie mixte.
Dans ce cas, il est prononcé par arrêté du chef de l'administration dont relève le fonctionnaire après accord du chef de l'administration auprès de laquelle le fonctionnaire sera détaché.
2°) qu'auprès d'une organisation nationale,
3°) qu'auprès de l'Agence Tunisienne de Coopération technique pour les fonctionnaires appelés à exercer une activité auprès de gouvernements étran-gers ou d'organismes internationaux,
4°) que pour exercer la fonction de membre du Gouvernement ou une fonction élective autre que celle de député.
Dans les cas prévus aux paragraphes 2, 3 et 4, le détachement est prononcé par arrêté du Premier ministre.
Le détachement sur demande ne peut être accordé qu'aux fonctionnaires comptant au moins deux ans de services civils effectifs.
Le fonctionnaire détaché subit les retenues légales pour la retraite.
La subvention légale complémentaire pour la constitution de la pension de retraite est à la charge de l'administration, de la collectivité publique ou de l'organisme où est détaché le fonctionnaire.
Toutefois, le détachement auprès de l'Agence Tunisienne de Coopération Technique est exonéré de cette subvention.
Article 62
Le détachement peut être accordé pour une période maximum de cinq ans renouvelable.
A l'issue du détachement, le fonctionnaire peut soit être réintégré dans son corps d'origine, soit être intégré dans les cadres de l'Administration ou de l'organisme où il est détaché, et ce, dans les conditions fixées par décret.
Il est mis fin au détachement par arrêté pris dans les conditions prévues à l'article 61 de la présente loi.
Article 63
Le fonctionnaire détaché demeure régi par le statut particulier de son corps d'origine; il est soumis, toutefois, à l'ensemble de règles régissant la fonction qu'il exerce par le fait de son détachement.
Le fonctionnaire détaché peut être remplacé dans son corps d'origine.
Il est noté, dans les conditions prévues par les articles 21 et 22 de la présente loi, par le chef de l'administration où il est détaché, qui transmet sa fiche de notation au chef de l'administration dont relève le fonctionnaire intéressé.
Article 64
A l'expiration de son détachement, le fonctionnaire est obligatoirement réintégré dans son corps d'origine et réaffecté à un emploi correspondant à son grade dans ce corps, il a priorité pour être affecté au poste qu'il occupait avant son détachement.
Si aucun emploi de son grade n'est vacant dans son corps d'origine, l'intéressé peut être réintégré en surnombre à charge de résorber ce surnombre à la première vacance venant à s'ouvrir dans le grade considéré.
Article 65
Le fonctionnaire, nommé stagiaire dans un grade autre que celui auquel il appartient, est placé vis-à-vis de ce dernier en position de détachement pour toute la durée du stage auquel il est astreint dans l'emploi considéré.
Lors de sa titularisation dans le nouveau grade, il doit être rayé de son corps d'origine.
Article 66
Dans le cas du transfert d'un service ou d'une activité publique d'une administration à une autre ou dans le cas où un service administratif a été déconcentré ou décentralisé, les fonctionnaires affectés à ce service sont, d'office, détachés ou mutés sans consultation de la commission administrative paritaire compétente.
Ces détachements ou mutations sont prononcés par arrêté du Premier ministre sur proposition des chefs des administrations intéressées.
Article 67
Indépendamment du détachement, les fonctionnaires dont l'appellation et les conditions de rémunération sont communes à plusieurs administrations, collectivités publiques locales ou établissements publics à caractère administratif, peuvent sur leur demande ou d'office être mutés d'une administration à une autre.
Ces mutations sont prononcées par décision conjointe des chefs des administrations intéressées et lorsqu'il s'agit d'une mutation d'office après consultation de la commission administrative paritaire compétente.
En ce qui concerne les fonctionnaires autres que ceux visés à l'alinéa premier ci-dessus, les mutations d'office, lorsqu'elles entraînent un changement de résidence, ne peuvent intervenir qu'après consultation de la commission administrative paritaire compétente.
Section 3
La disponibilité
Article 68
La disponibilité est la position du fonctionnaire qui, placé hors de l'administration dont il relève, continue d'appartenir à son corps d'origine, mais cesse d'y bénéficier de ses droits à l'avancement, à la promotion et à la retraite.
La disponibilité est prononcée par arrêté du chef de l'administration, de la collectivité publique locale ou de l'établissement public à caractère administratif, intéressé, soit d'office, soit à la demande écrite du fonctionnaire.
La position de disponibilité n'ouvre droit à aucune rémunération.
Le fonctionnaire intéressé conserve les droits acquis dans son corps d'origine à la date de sa mise en disponibilité.
Le fonctionnaire mis en disponibilité demeure soumis aux dispositions énoncées dans les articles 5, 7 et 9 de la présente loi ». (Ajouté par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997).
Article 69
La disponibilité d'office ne peut être prononcée que pour raisons de santé après avis de la commission administrative paritaire lorsque le fonctionnaire ne peut reprendre son service à l'expiration d'un congé de maladie ordinaire ou d'un congé de maladie de longue durée. La durée de la disponibilité prononcée d'office ne peut excéder une année.
Elle peut être renouvelée, à deux reprises, pour la même période.
A l'expiration de cette durée, il faut :
- soit réintégrer le fonctionnaire dans les cadres de son Administration d'origine, à condition qu'il produise un certificat médical constatant qu'il est en état de reprendre, sans risque de dommage, ses fonctions,
- soit le mettre à la retraite,
- soit, s'il n'a pas droit à pension, le rayer des cadres, par licenciement, après avis de la commission administrative paritaire compétente.
Durant les périodes de disponibilité d’office, le fonctionnaire continue à bénéficier de la couverture sociale. Les contributions de l’employeur et du fonctionnaire au régime de couverture sociale dues au titre des périodes de mise en disponibilité d’office sont mises à la charge de l’employeur . (Ajouté par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997).
Article 70
La mise en disponibilité sur demande ne peut être accordée qu'au fonctionnaire justifiant de deux années de services civils effectifs au moins.
Cette mise en disponibilité a lieu conformément aux dispositions suivantes :
1) pour une durée d'une année, renouvelable une seule fois, pour accident ou maladie grave de son conjoint, d'un de ses ascendants ou descendants,
2) pour une durée de trois ans, renouvelable une seule fois, pour recherches ou études présentant un intérêt général,
3) pour une durée de deux ans, renouvelable deux fois, pour la femme fonctionnaire à l'effet d'élever un ou plusieurs enfants âgés de moins de 6 ans, ou atteints d'infirmités exigeant des soins continus,
4) « pour une durée maximum de 5 ans pour des circonstances exceptionnelles, cette mise en disponibilité est accordée par décret ». (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Article 71
Le fonctionnaire peut, sur sa demande. être mis en disponibilité spéciale par arrêté du Premier ministre, et ce, dans les conditions suivantes :
- pour une période d'une année, renouvelable autant de fois que nécessaire, pour tout fonctionnaire dont le conjoint fonctionnaire a été soit muté à l'intérieur du territoire de la République, soit appelé à exercer à l'étranger,
- pour une période de 5 ans, renouvelable autant de fois que nécessaire, au profit du fonctionnaire élu à la chambre des députés.
A la cessation de leur fonction parlementaire, les agents mis en disponibilité spéciale réintègrent de plein droit leur cadre d'origine en conservant le grade ou la catégorie dont ils sont titulaires.
Ils bénéficient des indemnités afférentes à l'emploi fonctionnel dont ils étaient chargés à la date de leur mise en disponibilité spéciale, et ce, jusqu'à la régularisation de leur situation administrative par leur nomination à un emploi fonctionnel équivalent à celui dont ils étaient chargés avant leur élection à la chambre des députés.
Cette réintégration est effectuée même en surnombre au cas où il n'existe pas d'emploi vacant dans leur cadre d'origine.
Les députés mis en disponibilité spéciale qui optent pour le régime de retraite dont ils sont déjà bénéficiaires continuent à bénéficier de leurs droits à la retraite et à subir la retenue de la cotisation pour la retraite sur le traitement et les indemnités afférents à leur grade, emploi fonctionnel, catégorie et échelon dans leur cadre d'origine.
La subvention correspondante au profit de l'organisme de retraite est prise en charge par la chambre des députés.
La liquidation de la pension de retraite s'effectue également sur la même base.
Dans la position de mise en disponibilité spéciale, l'intéressé perd ses émoluments mais conserve ses droits à l'avancement, à la promotion et à la retraite. Les conditions d'application de ces dispositions sont déterminées par décret.
Article 72
Le chef de l'administration, de la collectivité publique locale ou de l'établissement public à caractère administratif peut, à tout moment, faire procéder aux enquêtes nécessaires, en vue de s'assurer que l'activité du fonctionnaire intéressé correspond réellement aux motifs pour lesquels il a été placé en position de disponibilité sur sa demande.
Article 73 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Le fonctionnaire mis en disponibilité sur sa demande doit demander sa réintégration deux mois au moins avant l’expiration de la période de disponibilité, par lettre recommandée.
A l’expiration de la période de mise en disponibilité, le fonctionnaire a le droit de réintégrer son corps d’origine même en surnombre, lequel doit être résorbé à la première vacance venant à s’ouvrir dans le corps considéré.
Au cas où le fonctionnaire n’a pas demandé sa réintégration dans le délai sus-indiqué, il est alors considéré comme ayant rompu tout lien avec le service public.
Article 74
Le fonctionnaire mis en disponibilité et qui, lors de sa réintégration, refuse le poste qui lui est assigné, peut être licencié après avis de la commission administrative paritaire compétente.
Section 4
La position sous les drapeaux
Article 75
Le fonctionnaire incorporé dans une formation militaire pour accomplir son temps de service actif, tel que prévu par la loi sur le recrutement. est placé dans une position spéciale dite "sous les drapeaux".
Dans cette position, il perd les émoluments qu'il percevait, mais conserve ses droits à l'avancement, à la promotion et à la retraite.
A sa libération, l'intéressé est réintégré de droit dans son corps d'origine, même en surnombre à charge de résorber ce surnombre à la première va-cance venant à s'ouvrir dans le grade considéré.
Section 5
La Cessation définitive des fonctions
Article 76
La cessation définitive des fonctions entraînant radiation des cadres et perte de la qualité de fonctionnaire résulte :
1) de la perte de la nationalité tunisienne ou des droits civiques,
2) de la démission régulièrement acceptée,
3) du licenciement,
4) de la révocation,
5) de l'admission à la retraite.
Article 77
La démission ne peut résulter que d'une demande écrite du fonctionnaire marquant sa volonté non équivoque et inconditionnelle de quitter définitivement les cadres de son administration.
Elle n'a d'effet qu'autant qu'elle est acceptée par le chef de l'administration concernée.
Si l'autorité compétente refuse d'accepter la démission, le fonctionnaire peut saisir, de son cas, la commission administrative paritaire celle-ci émet un avis motivé qu'elle transmet à l'autorité compétente.
Article 78
L'acceptation de la démission la rend définitivement irrévocable. Elle ne fait pas obstacle, le cas échéant, à l'exercice de l'action disciplinaire en raison de faits que l'administration aurait découverts après cette acceptation.
Article 79
Le fonctionnaire qui cesse ses fonctions avant la date fixée par la décision d'acceptation de la démission peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire.
Article 80
Le fonctionnaire dont la démission a été acceptée, ne peut être à nouveau recruté par l'administration, que s'il remplit toutes les conditions exigées des candidats à l'emploi envisagé, sans aucune considération de son ancienne situation et de sa qualité de fonctionnaire.
Article 81
Le fonctionnaire dont l'insuffisance professionnelle est établie, est :
* soit muté, dans le cadre correspondant d'une autre administration,
* soit admis à faire valoir ses droits à la retraite,
* soit, s'il ne remplit pas les conditions pour prétendre à pension, intégré, compte tenu de ses aptitudes, dans un grade inférieur avec reconstitution de sa carrière,
* soit licencié.
Dans tous les cas, la décision est prise par le chef de l'administration après consultation de la commission administrative paritaire compétente, statuant comme en matière disciplinaire.
En cas de licenciement, et si l'intéressé ne peut pas prétendre à la pension de retraite, il bénéficie d'une indemnité de licenciement égale à un mois de sa rémunération totale par année de services civils effectifs sans que cette indemnité puisse dépasser douze mois de rémunération.
Article 82
Le fonctionnaire qui a cessé définitivement ses fonctions pour l'une des causes prévues par l'article 76 de la présente loi ou qui a été mis en disponibilité ne pourra exercer directement ou par personne interposée des activités privées en rapport avec ses anciennes fonctions et susceptibles de porter atteinte aux intérêts de l'administration.
Un décret fixera la durée de cette interdiction, les sanctions encourues en cas de violation ainsi que les modalités d'application de ces dispositions.
Article 83
Les dispositions de l'article 7 de la présente loi s'appliquent au fonctionnaire ayant cessé définitivement ses fonctions.
Article 84 (Modifié par la loi n°97-83 du 20 décembre 1997)
Le fonctionnaire ayant cessé définitivement d’exercer ses fonctions et ayant totalisé vingt ans au moins de service civil effectif, peut se voir conférer par décret l’honorariat dans le grade ou la fonction qu’il occupait avant la cessation de ses fonctions.
A la même condition d’ancienneté de service, l’honorariat peut être conféré au fonctionnaire qui, sans quitter définitivement l’administration, aura cessé d’appartenir à un corps déterminé.
A titre exceptionnel, l’honorariat peut être conféré au fonctionnaire dans le grade ou la fonction immédiatement supérieure.
SOUS TITRE II
DU FONCTIONNAIRE STAGIAIRE
Chapitre premier
Définition
Article 85
Est fonctionnaire stagiaire, l'agent public qui, recruté afin d'occuper un emploi permanent dans les cadres de l'administration dont il relève, accomplit, dans les conditions déterminées par le statut particulier qui lui est applicable, un stage préalablement à sa titularisation.
Chapitre II
Conditions de titularisation
Article 86
Les statuts particuliers déterminent les conditions de stage et de titularisation.
La durée du stage, est fixée à deux ans elle est d'une année pour les agents issus d'une école de formation agrée, ainsi que pour ceux ayant accomplit, en qualité de temporaire ou de contractuel, au moins deux années de services civils effectifs.
Toutefois, s'il n'a pas été statué sur sa titularisation, et à l'expiration d'un délai de quatre ans à compter du recrutement, le fonctionnaire est titularisé d'office.
Chapitre III
Congés
Article 87
Le fonctionnaire stagiaire bénéficie du même régime de congé que celui prévu pour le fonctionnaire titulaire, à l'exclusion des congés pour formation continue.
Toutefois et au titre de la première année de service, la durée du congé pour la période courue de la date de prise de fonctions à la date de la demande du congé est décomptée à raison de deux jours et demi par mois de service, la fraction du mois initial de service ouvre droit à une demie journée de congé par six jours pleins.
Article 88
Les dispositions prévues par la présente loi pour les fonctionnaires titulaires en matière de discipline, position et cessation de fonction sont applicables au fonctionnaire stagiaire.
TITRE III
DES OUVRIERS
Chapitre premier
Définition
Article 89
Le corps des ouvriers régi par les dispositions du présent titre comprend :
- des ouvriers stagiaires,
- des ouvriers titulaires.
Le personnel ouvrier est classé en unités, catégories et échelons. Chaque unité comprend plusieurs catégories et chaque catégorie est divisée en éche-lons.
Chapitre II
De l'ouvrier stagiaire
Article 90
Les ouvriers stagiaires sont ceux qui, recrutés afin d'occuper un emploi permanent dans la limite des effectifs des cadres de l'administration, de la collectivité publique locale ou de l'établissement public à caractère administratif, accomplissent dans les conditions prévues par les statuts particuliers un stage de deux ans préalablement à leur titularisation.
Ils doivent satisfaire aux conditions générales prévues par l'article 17 de la présente loi et aux autres conditions prévues par les statuts particuliers.
Article 91
L'ouvrier stagiaire ne peut être titularisé que s'il a satisfait aux conditions de titularisation prévues par les statuts particuliers.
A l'issue du stage, il est, après avis de la commission administrative paritaire soit titularisé, soit licencié, soit reclassé à la catégorie inférieure.
Toutefois, s'il n'a pas été statué sur sa titularisation et à l'expiration d'un délai de quatre ans à compter du recrutement, l'ouvrier est titularisé d'office.
Chapitre III
Recrutement
Article 92
Le personnel ouvrier ne peut être recruté qu'à la suite d'un test ou d'un examen professionnel dont les modalités sont déterminées par les statuts particuliers.
Chapitre IV
Avancement
Article 93
L'avancement du personnel ouvrier est le passage d'un échelon à celui immédiatement supérieur dans la même catégorie. Il a lieu dans les mêmes conditions que pour les fonctionnaires, et conformément aux règles édictées par les statuts particuliers.
Chapitre V
Promotion
Article 94
La promotion est le passage d'une catégorie à une catégorie immédiatement supérieure.
Elle s'effectue :
1) soit au choix après avis de la commission administrative paritaire compétente,
2) soit à la suite de succès à un test ou examen professionnel.
Les conditions de promotion sont déterminées par les statuts particuliers.
Article 94 (bis) (Ajouté par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Le personnel ouvrier qui bénéficie d’une promotion est rangé à l’échelon correspondant au traitement de base d’origine immédiatement supérieur à celui qu’il percevait dans son ancienne position.
Toutefois, l’augmentation provenant de la promotion ne peut être inférieure à l’avantage que l’ouvrier aurait perçu suite à un avancement normal dans son ancienne position.
Chapitre VI
Intégration
Article 95
Le personnel ouvrier peut être intégré par voie d'examen professionnel dans les cadres des fonctionnaires, les conditions de cette intégration sont fixées par décret.
Chapitre VII
Discipline, notation, position, congé et cessation de fonctions
Article 96
Les dispositions prévues par la présente loi en matière de discipline, notation, position, congé et cessation de fonctions sont applicables au per-sonnel ouvrier dans les mêmes conditions que pour les fonctionnaires titulaires.
Chapitre VIII
Durée du travail
Article 97
La durée du travail pour le personnel ouvrier est fixée à quarante huit heures par semaine.
TITRE IV
DU PERSONNEL TEMPORAIRE
Chapitre premier
Définition
Article 98
Sont considérés temporaires, les agents qui, appelés à participer directement à l'exécution d'un service public, sont recrutés par voie de nomi-nation directe à titre précaire et révocable soit pour occuper un emploi vacant dans les cadres de l'administration, faute de titulaires, soit pour remplacer pour une période limitée un agent titulaire ou pour exécuter des travaux occasionnels ou accidentels.
Chapitre II
Recrutement
Article 99
Les agents temporaires doivent remplir les conditions générales prévues à l'article 17 de la présente loi.
Chapitre III
Avancement
Article 100
Pendant la durée de leur recrutement les agents temporaires bénéficient de l'avancement d'échelon dans les mêmes conditions que les fonctionnaires et conformément aux règles édictées par les statuts particuliers.
Chapitre IV
Discipline
Article 101
Les sanctions disciplinaires applicables au personnel temporaire comprennent :
1) l'avertissement,
2) le blâme,
3) la suspension privative de rémunération pour une durée n'excédant pas un mois,
4) la révocation.
Article 102
Les sanctions disciplinaires sont prononcées par le chef de l'administration concernée, au vu d'un rapport d'enquête sur les faits reprochés à l'agent, ce dernier dûment entendu.
Chapitre V
Cessation définitive de fonctions
Article 103
La cessation définitive des fonctions du personnel temporaire résulte :
1) de la perte de la nationalité tunisienne ou des droits civiques,
2) de la démission régulièrement acceptée,
3) du licenciement,
4) de la révocation,
5) la mise à la retraite.
Article 104
L'agent temporaire qui présente sa démission ne peut cesser ses fonctions qu'après acceptation de la démission par le chef de l'administration.
Toutefois, en ce qui concerne le personnel temporaire enseignant, la démission ne peut être effectivement qu'à la fin de l'année scolaire en cours.
Article 105
A l'exception du cas disciplinaire, l'agent temporaire ne peut être licencié, qu'après un préavis d'un mois lorsqu'il a accompli au moins six mois de services effectifs.
Chapitre VI
Congés
Article 106 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Les agents temporaires ont droit :
1) au congé hebdomadaire de repos,
2) au congé annuel de repos d’une durée d'un mois par année de service,
3) au congé de maternité,
4) au congé post-natal,
5) au repos d’allaitement,
6) au congé de maladie ordinaire dans la limite de deux mois à plein traitement, de quatre mois à demi traitement après avoir accompli une période minimum de 365 jours de services effectifs.
Durant les premiers mois suivant le recrutement et tant qu’il n’a pas accompli une période minimum de 365 jours de services effectifs l’agent temporaire a droit à des congés de maladie ordinaire à plein traitement à raison de cinq (5) jours pour chaque mois de services effectifs.
Sont applicables aux agents temporaires, les dispositions relatives aux congés sus-mentionnées dans les articles 35, 36, 38 (nouveau), 41, 43, 47 et 48 bis de la présente loi.
Chapitre VII
De la Titularisation
Article 107
Les agents temporaires nommés en qualité de fonctionnaire stagiaire ou titularisés dans leurs emplois bénéficient dans leur nouvelle situation et sans effet pécuniaire, d'une ancienneté égale à celle acquise en qualité d'agent temporaire.
Les conditions de titularisation des agents temporaires sont fixées par décret.
TITRE V
DU PERSONNEL CONTRACTUEL
Chapitre premier
Définition
Article 108
L'Administration peut recruter, par voie de contrats, des agents de nationalité tunisienne pour l'exécution de missions particulières d'une durée limitée.
Le recrutement des personnels contractuels de nationalité étrangère est régi soit par les dispositions des accords de coopération administrative ou technique, soit par les dispositions des contrats.
Chapitre II
Discipline
Article 109
Les sanctions disciplinaires applicables aux personnels contractuels comprennent :
1) l'avertissement,
2) le blâme,
3) la résiliation du contrat sans préavis.
Article 110
Les sanctions sont prononcées par le chef de l'administration concernée dans les conditions prévues par l'article 102 de la présente loi.
Chapitre III
Congés
Article 111 (Modifié par la loi n° 97-83 du 20 décembre 1997)
Les agents contractuels ont droit :
1) au congé hebdomadaire de repos,
2) au congé annuel de repos, à raison de deux jours et demi pour chaque mois de services effectifs,
3) au congé de maternité conformément aux mêmes dispositions auxquelles sont soumis les fonctionnaires,
4) au repos d’allaitement,
5) au congé de maladie ordinaire dans la limite d’un mois à plein traitement après avoir accompli une période minimum de 365 jours de services effectifs.
Durant les premiers mois suivant le recrutement et tant qu’il n’a pas accompli une période minimum de 365 jours de services effectifs, l’agent contractuel a droit à des congés de maladie ordinaire à plein traitement à raison de deux jours et demi pour chaque mois de services effectifs.
Sont applicables aux agents contractuels, les dispositions relatives aux congés susmentionnées dans les articles 35, 36, 38, 41, 43, 47 et 48 bis de la présente loi.
Chapitre IV
Résiliation de contrat
Article 112
Il peut être mis fin au contrat, à la requête de l'une des parties, sous réserve d'un préavis d'un mois.
TITRE VI
LA GRATIFICATION EXCEPTIONNELLE
Article 112 (bis)
Une gratification exceptionnelle peut être accordée aux personnels régis par les dispositions de la présente loi.
Article 112 (ter)
La gratification exceptionnelle citée à l’article 112 bis de la présente loi est accordée :
a) à l’agent qui a réalisé une méthode de travail, ou a inventé un outil de production ayant occasionné un accroissement dans la production ou une économie dans les coûts ou une amélioration dans la qualité des services administratifs ;
b) à l’agent qui a évité à l’administration des dégâts graves ;
c) à l’agent qui s’est distingué par un haut degré de perfection dans l’exercice de ses fonctions.
Article 112 (quater)
La gratification exceptionnelle peut être accordée :
- soit sous forme de promotion à un grade ou à une catégorie immédiatement supérieurs, dans ce cas, l’agent doit remplir les conditions indispensables pour exercer ses nouvelles fonctions ;
- soit sous forme d’un avancement d’un ou de plusieurs échelons ;
- soit sous forme d’une prime globale dont le montant est fixé selon le cas.
Article 112 (quinto)
La gratification exceptionnelle est accordée par le Président de la République.
La gratification exceptionnelle peut être accordée sur proposition de l’autorité qui a le pouvoir de nomination, et ce, sur la base d’un rapport circonstancié et après avis de la commission administrative paritaire.
Article 113
Toutes dispositions antérieures contraires à la présente loi sont abrogées et notamment la loi n° 68-12 du 3 juin 1968 portant statut général des personnels de l'Etat, des collectivités publiques locales et des établissements publics à caractère administratif.
Fait au Palais de Carthage le 12 décembre 1983.
Le Président de la République Tunisienne
Habib BOURGUIBA
نقح بـ:
- القـانون عدد 97 لسنة 1992 المؤرخ في 26 أكتوبر 1992
- القـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997
- القـانون عدد 20 لسنة 2003 المؤرخ في 17 مارس 2003
- القـانون عدد 69 لسنة 2007 المؤرخ في 27 ديسمبر 2007
- المرسوم عدد 89 لسنة 2011 المؤرخ في 23 سبتمبر 2011
- القـانون عدد 27 لسنة 2021 المؤرخ في 7 جوان 2021
- المرسوم عدد 21 لسنة 2021 المؤرخ في 28 ديسمبر 2021
- القـانون عدد 13 لسنة 2023 المؤرخ في 11 ديسمبر 2023 المتعلق بقـانون المالية لسنة 2024
- القانون عدد 17 لسنة 2025 المؤرخ في 12 ديسمبر 2025 المتعلق بقانون المالية لسنة 2026
باسم الشعب
نحن الحبيب بورقيبة، رئيس الجمهورية التونسية202
بعد موافقة مجلس النواب،
أصدرنا القـانون الأتي نصه :
العنوان الأول
احكام عامة
الفصل الأول
ينطبق هذا النظام الأساسي العام على جميع الأعوان المستخدمين بأي عنوان كان بالإدارات المركزية للدولة والمصالح الخارجية التابعة لها أو الجماعات العمومية المحلية أو المؤسسات العمومية ذات الصبغة الإدارية.
ولا ينطبق هذا النظام على رجال القضاء والعسكريين وأعوان قوات الأمن الداخلي وأعوان المؤسسات العمومية ذات الصبغة الصناعية والتجارية الذين يخضعون إلى نصوص متميزة.
الفصل 2 (نقح بالمرسوم عدد 89 لسنة 2011 المؤرخ في 23 سبتمبر 2011)
تضبط الأنظمة الأساسية الخاصة كيفية تطبيق هذا القـانون بالنسبة لكل صنف من الأعوان وتتخذ هذه الأنظمة الأساسية الخاصة في صيغة أمر.
وفيما يخص أعوان السلك الديبلوماسي وأعوان السلك الإداري والتقني الخاص بوزارة الشؤون الخارجية وأعوان سلك التعليم وأعوان السلك العالي للمصالح الخارجية التابعين للإدارة الجهوية وأعوان الديوانة وأعوان سلك المصالح النشيطة الغابات وأعوان سلك العراقية العامة للمصالح العمومية التابعين للوزارية الأولي وأعوان على العراقية العامة للمالية التابعين لوزارة المالية وأعيان هيئة الرقابة العامة الأسلاك الدولة واعوان سلك محرري العقود بإدارة الملكية العقارية وأعوان سلك الأطباء ومن يوازيهم وأعوان سلك مراقبي التراتيب البلدية و أعوان السلك التقني و سلك المنشطين الرياضيين التابعين لوزارة الشباب والطفولة وأعيان بسلك العراقية الاقتصادية التابعين لوزارة الاقتصاد الوطني واعوان سلك متفقدي الشغل والمصالحة أعوان سلك الخدمة الاجتماعية التابعين لوزارة الشؤون الاجتماعية، فإنه يمكن للأنظمة الأساسية الخاصة بهم أن تخالف بعض أحكام هذا القـانون التي قد لا تتماشى وطبيعة وظائف هؤلاء الأعوان
الفصل 3
على العيون العمومي ان يتجنب أثناء ممارسة وظيفته وفي حياته الخاصة كل ما من شأنه أن يخل بكرامة الوظيفة العمومية وفور ملزم في كل الظروف باحترام سلطة الدولة وفرض احترامها.
الفصل 4
الحق اللقاین معترف به للأعوان العموميين ويمكن للنقلياتهم المهنية الخاضعة لأحكام مجلة الشغل أن تتقاضى لدي أي محكمة .
وعلى كل منظمة نقابية للموكلفين ان تودع خلال الشهرين من تاريخ تكوينها لفظ ليبيا الأسلم وقائمة مسيرتها الى السلطة الإدارية التي دعا إليها بالنظر الأعوان العموميون المدعوون للانخراط فيها.
الفصل 5
يحجر على كل عون عموميال يمارس بعنوان مهني ويسقايل نشاطا خاصا مهما كان نوعه وتضيط بأمر (أمر عدد 83 لسنة 1995 مؤرخ في 16 جانفي 1995 و جميع النصوص التي نقحته.) الشروط التي يمكن فيها مخالفة هذا التحجير ، ويحجر على كل عيت عمومي مهما كانت وضعيته أن تكون له مباشرة أو بواسطة الفيو وتحت أي تسمية كانت بصالح يصؤسسة خاضعة العراقية البارته إذا كانت هذه المصالح مخلة باستقلاله.
و عندما يمارس قرين العيون العمومي بعنوان مهني نشاطا خاصا بمقابل يجب تقديم إعلام في ذلك إلى الإدارة التي يتبعها العون.
وعند الاقتضاء نتخذ السلطة ذات النظر التدابير اللازمة لصيانة مصالح الإدارة.
الفصل 6
گل عون عمومي مهما كانت تبته في السلك الإداري مسؤول عن تنفيذ المهام المناطة بعهدته وكل عون مكلف بتسيير مصلحة مسؤول إزاء رؤسائه من السلطة التي منحت له لهذا الغرض وطن شفطية بما يصدر قفة من أوامر.
ولا تعفيه المسؤولية الخاصة التي يتحملها مرؤوسوه من اي مسؤولية ملقاة على عاتقه.
الفصل 7
بصرف النظر عن القواعد المنصوص عليها بالمجلة الجنائية فيما ما يخص السر المهقي فإن كل عون عمومي تلزم يكتمان السر المهني في كل ما يتعلق بالوقائع والمعلومات التي تصل لعلمه أثناء ممارسة وظيفته أو بمناسبة مباشرته لها.
وكل اختلاس أو إحالة الفير لأوراق المصلحة أو وثائقها محجر تحجيرا باتا إذا كان مخالفا للتراتيب.
ولا يمكن أن في العون العمومي من واجب نقصان السر أو أن يرفع عنه التحجيرالمنصوص عليه بالفطرة السابقة إلا يرخصة كتابية من رئيس الإدارة التي يتبعها.
الفصل 8
كل خطا برتكيه عون عمومي أثناء ممارسة وظيفته أو بمناسبة مباشرته لها يعرضه العقاب تأديبي بصرف النظر عند الاقتضاء عن العقوبات التي ينص عليها القـانون الجزائي.
وإذا وقع تتبع عون من طرف الغير من أجل خطا وظيفي يجب على الإدارة أن تتحمل ما قد يصدر ضده من أحكام بغرم الضرر .
الفصل 9
للعون العمومي الحق طيقا المنصوص الجاري بها العمل في الحماية ضد ما قد يتعرض إليه من تهديد أو هضم جانب او شتم أي ثلب.
والإدارة ملزمة بحماية العيون العمومي من التهديدات والاعتداءات مهما كان نوعها التي قد يتعرض لها بمناسبة ممارسة وظيفته وعند اللزوم بچي الضرر الناتج عن ذلك.
وتحل الدولة أو الجماعة العمومية الملزمة طبقا للشروط المنصوص عليها بالفقرة السابقة مصل المعتدى عليه في حقوقه لكي تسترجع من المرتكبي التهديد أو الاعتداء المبالغ المدفوعة للعيون التابع لها.
ولها في سبيل التحصيل على ما تكر حق النقل المباشرة التي يمكن ممارستها بالقيام بالحق الشخصي عند اللزوم لدى المحكمة الزجرية.
الفصل 10
يجب أن يقوي الملف الشخصي للعون العمومي على جميع الأوراق المتعلقة بحالته المعدنية وحالته العائلية وكذلك الأوراق التي تهم الته الإدارية ويجب تسجيل هذه الأوراق وترقيمها وترتيبها بدون انقطاع .
ولا يمكن بأي حال أن يتضمن الملف الشخصي ما يشير إلى الأفكار السياسية أو الفلسفية أو الدينية للمعني بالأمر
الفصل 11
ليس هناك أي ميز بين الجنسين في تطبيق هذا القـانون باستثناء الأحكام الخاصة التي تقدمها طبيعة الوظائف والتي قد تشخذ في هذا الصدد.
الفصل 12
تحدث بكل إدارة لجنة أو عدة لجان إدارية متناصفة يكون أعضاؤها الممثلون للأعوان منتخبين
ولهذا اللجان أطلية النظر حسب الشروط المضبوطة بهذا القـانون فيما يتعلق بالترسيم و إعلام الأعداد والترقية والنقلة الوجوبية الضرورة العمل مع تغيير الإقامة والتاديب المتعلقة بالأعوان العموميين.
ويضبط تنظيم وتسيير اللجان الإدارية المتناصفة يأمر بعد أخذ رأي المجلس الأعلى للوظيفة العمومية والاصلاح الإداري.
الفصل 13
لأعوان الدولة والجماعات العمومية المحلية والمؤسسات العمومية ذات الصيفة الإدارية الحق في مرقة بعد إنجاز العمل، ويضيط بهذا الموقب بأمر بعد أخذ رأي وزير المالية.
ويتمتع هؤلاء الأعوان علاوة عن ذلك بأنظمة التقاعد والمحيطة الاجتماعية حسب الشروط المنصوص عليها بالقـانون .
الفصل 14
لا يمكن تحويل أي قرابة أو المتعة مهما كان نوعها لعون خاضع لهذا النظام الأساسي العام إذا لم يصدر في شأنها الينا بفد أخذ رأي وزير المالية.
الفصل 15
يسهر الوزير الأول على تطبيق هذا النظام الأساسي العام ويرأس المجلس الأعلى للوظيفة العمومية والإصلاح الإداري الذي اخسط تركيبه وتسييره باصر.
ويبدي هذا المجلس رأيه خاصة في المسائل المتعلقة بتنظيم وتسير وتكاليف مصالح الدولة والجماعات العمومية المحلية والمؤسسات العمومية بنات الصيفة الإدارية وكذلك يتطوير وسائل وفنيات العمل والنظام الأساسي والحياة المهنية وظروف العمل وإنتاجية الأعوان.
العنوان الثاني
الموظفون
الباب الأول
التعريف
الفصل 16
يكون الموظف تجاه الإدارة في حالة نظامية وترتيبية وينتمي الموظف إلى تميلك يشتمل على رتبة أو أكثر ويقع ترتيب الصوظف صب مستوى انتدابه ضمن صنف معين.
ويشمل السن كل الموظفين الخاضعين التنفس النظام الأساسي الخاص و المؤهلين لنفس الرتب ويقع تصنيف الموظفين إلى أربعة أصناف حسب الترتيب التنازلي ومعرفة بالحروف "أ" و "ب" و "ج" و "د" يقع ضيطها بأمر.
الباب الثاني
الإنتداب
الفصل 17
لا يمكن لأي شخص أن بين في خطة موظف للدولة أو الجماعة عصومية محلية أو المؤسسة عمومية ذات صبغة إدارية :
1) إذا لم يكن محرزا على الجنسية التونسية مع مراعاة التحاجير المنصوص عليها بمجلة الجنسية التونسية.
2) إذا لم يكن متمتعا بحقوقه المدنية وحسن السيرة والأخلاق
3) إذا لم يكن في وضع مطابق لأحكام القـانون المتعلق بالتجليد
4) إذا لم يكن له من العمر ثماني عشرة سنة على الأقل.
5) إذا لم تتوفر فيه المؤهلات البدنية والذهنية المفروضة ليمارس بكامل تراب الجمهورية الوظائف التي يترشح إليها.
الفصل 18 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
بيتم الانتداب عن طريق مناظرات تعتمد الاختيارات أو الشهائد أو الملفات تقوم المؤهلات العينية للمترشحين من قبل لجنة امتحان تعين بقرار من الوزير الأول وتتولى هذه اللجنة ترتيب المترشحين حسب الجدارة.
وينتدب خريجي المدارس المصادق عليها عن طريق التنمية البشرية وتضبط الأنظمة الأساسية بكل سلك كيفية تطبيق هذه الأحكام .
الفصل 18 مكرر (نقح ضمنيا بـالفصل 12 من القـانون عدد 13 لسنة 2023 المؤرخ في 11 ديسمبر 2023 المتعلق بقـانون المالية لسنة 2024)
لا تنطبق صيغة المناظرة الخارجية بالملفات والاختبارات على الانتداب المباشر لعملة الحضائر ممن تجاوز سنهم 45 سنة.
تطرح من سن العامل الذي تجاوز سنه 45 سنة المدة المساوية لفترة العمل المدني المقضاة بصفة عامل حضائر بالإدارات العمومية أو بالجماعات المحلية أو بالمؤسسات العمومية التي لا تكتسي صبغة إدارية.
تتكفّل الدولة بتسوية وضعية عمال الحضائر ممن تجاوز سنهم 45 سنة ودون 55 سنة بانتدابهم على ثلاث دفوعات من سنة 2024 إلى سنة 2026 ويمكن منح صك مغادرة لمن اختار منهم الخروج الطوعي.
تضبط إجراءات تطبيق هذه الأحكام بمقتضى أمر حكومي.
يستكمل تنفيذ الأحكام المشار إليها أعلاه في مدة لا تتجاوز خمس سنوات من تاريخ دخولها حيز النفاذ
الفصل 19 (ألغي بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
الفصل 20
يجب على كل مترشح فتح في مناظرة أن يكون تحت کامل تصرف الإدارة بفية شده و تعيين مقر عمله وإذا ما رفض الالتحاق بالمركز المعين له يعتير يعد التنبيه عليه وافضا للتنمية ويحذف من قائمة المترشحين الناجحين في المناظرة .
الباب الثالث
إعطاء الأعداد والتدرج
القسم الأول اعطاء الأعداد
الفصل 21
يستند على سنة لكل موظف في حالة مباشرة أو إلحاق عدد جعلي مرقم يعبر عن مردوده المهني ويرجع حق إعطاء الأعداد الرئيس الإدارة التي ينتمي إليها الموظف.
الفصل 22
يطلع الموظف المعني بالأمر على المدير الموقع ويمكنه عندئذ أن يطلب من اللجنة الإدارية المتناصفة ذات النظر أن تدشي السلطة التي لها ق إعطاء الأعداد المراجعة العدد الممنوح عند اللزوم.
القسم الثاني
التدرج
الفصل 23
يكون التدرج من درجة إلى الدرجة الموالية مباشرة.
الفصل 24
يقع التدرج بصفة آلية حسب المدة المنصوص عليها بالأنظمة الأساسية الخاصة وذلك باستثناء أحكام الفصول 50 و51 و69 و70 من هذا القـانون
الباب الرابع
مدة العمل
الفصل 25
تتراوح مدة العمل المستوي الفعلي للموظفين بين 2000 و 2400ساعة إلا أنه يمكن البعض الأصناف من الأعوان الشاغلين لبعض الوظائف تحدي هنا الأنظمة الأساسية الخاصة العمل تصف الوقت وتضبط بلمر كيفية تطبيق هذه الأحكام.
الفصل 26
إن أيام الأعياد التي تخول للموظفين الحق في عطلة يقع ضبطها بأمر.
العنوان الفرعي الأول
الموظف المترسم
الباب الأول
التعريف
الفصل 27
يعتير موظفا مرسما من وضع تعيينه في خطة دائمة بيتم ترسيمه في رتبة رائعة منصوص عليها بإطارات الإدارة التي يرجع إليها بالنظر.
الباب الثاني
الترقية
الفصل 28
لقتل الترقية في ارتقاء الموظف مان الرينية التي وقع تریسیته بها إلى الرتبة العليا الموالية مباشرة .
وتقع هذه الترقية حسب الأساليب التالية :
أ. إثر مقاظرة داخلية أو امتحان مهني أي مرحلة تكوين يقع تنظيمها من طرف الإدارة.
ب ، بالاختيار الفائدة الموظفين العسر يسقين حسب الجدارة بقائمة كفاءا يقع إعدادها بعد المستشارة اللجنة الإدارية المتناصفة المختصة وتشتمل هذه القائمة على جميع الأعوان الذين تتوفر فيهم الشروط المطلوبة للترقية.
ویقع تقسيم جدارية الموظف المعني بالأمر باعتبار معدل الأعداد المهنية اللثلاث سنوات الأخيرة السابقة للسنة التي يقع بعنوانها إعداد القائمة وكذلك نتائج مراحل التكوين التي شارك فيها وأقدميته في الرتبة. وتضيط بأمي كيفية تطبيق هذه الأحكام.
ويمكن اللجان الترقية أن تطلب الاستماع إلى ملاحظات الموظف المعني بالأمر.
ويكون التسجيل بقائمة الكفاية حسب الحارة ويرتب الفترشون الذين تساوت جدارتهم حسب الأقدمية العامة وإذا تساوت القدمياتهم فحسب التقدم في السن.
وللوزير كامل الترا لإدخال تحويرات على ترتيب التسجيل بالنفسية للأعوان المسلمين الصنفي "أ" و"ب".
ويتم الوزير المعني بالأمن قائمة الموظفين الذين ستقع ترقيتهم وتنشر هذه القائمة بالرائد الرسمي للجمهورية التونسية
الفصل 28 مكرر (أضيف بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
تم الترقية إثر المناظرات الداخلية أو الأمتحانات الصينية الفائدة الموظفين الذين لهم على الأقل خمس سنوات الدمية في الرقية التي هي دون رتبة الترقية مباشرة.
وتقوم المؤهلات المهنية للمترشحين من قبل لجنة امتحان تعين بقرار من الوزير الأول وتتولى هذه اللجنة ترتيب المترشحين حسب الجدارة.
كما تم الشرقية إثر مراحل التكوين أو بالاختيار الفائدة الموظفين المترسمين في الرتبة التي هي دلت الترقية مباشرة.
وتضبط بأمر كيفية تطبيق هذه الأحكام .
غير أنه فيما يخص الرتب التي في في متناول المترشحين الخارجيين فانه لا يمكن إسنادها عن طريق الترقية بالاختيار الا في حدود عشرة بالمائة (10%) من الخطط العمران سد شفيرها يعنين في السنة وذلك الفائدة الموظفين الذين لهم على الأقل عشر سنوات (10) أقدمية في الرتبية التي هي دون وبية الشرقية مباشرة والبالغين من العمر أربعين سنة على الأقل ولا تتم هذه الترقية إلا مرة واحدة طيلة الحياة المهنية للموظف.
الفصل 29
تقع التسعيات في الرتبة السنجرة عن الترقية حسب الترتيب الموارد بقائمة الكفاءة النهائية المنصوص عليها بالفصل 28 من هذا القـانون.
الفصيل 30
تتجر كل ترقية في الرتبة لا يكون القصد منها تسديد شغور طبقا للتراتيب.
الفصل 31
بالنسبة لكل رتبة لا يمكن إعداي بوي قائمة كفاءة واحدة كل سنة .
الفصل 32
يجب على كل موظف النتفع بترقية في الرتية أن يقبل الخطة التي تسند إليه شستن رتبته الجديدة وإذا رفض ذلك يمكن إلغاء تسميته بعد استشارة اللجنة الإدارية المتناصفة المختصة.
الفصل 33 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
يرتب الموظف السلع الشرقية في الدرجة الموافقة للمرتب الأساسي الأصلي الذي يفوق مباشرة ما كان يتقاضاه في وضعيته القديمة.
غير أنه لا يمكن أن تقل الزيادة المتأتية من الترقية عن الامتياز الذي كان سيحصل عليه الموظف من تدرج سادي ضمن وضعيته القديمة.
الفصل 34
إن تركيب اللجان الإدارية المتناصفة يقع تفيره يصورة لا تخول بحال من الأحوال الموظف أن يدعي الإبداء اقتراحات تتعلق بموظف من رتبة أعلى.
الباب الثالث
العطل
القسم الأول
أحكام عامة
الفصل 35
تمنح العطل من طرف رؤساء الإدارات أو الجماعات العمومية المحلية أو المؤسسات العمومية ذات الصبغة الإدارية.
ولا يمكن لأي موظف أن ينقطع عن ممارسة وظائله إلا يقل طلب فطلق والحصول عليها ما عدا في صورة خلوث مانع مفاجئ ويشرط أن تقع تسوية تلك فيما بعد.
وينجر عن كل غياب قير ميرى يعطلة تقنية طبقا لأحكام هذا القـانون عجز عن العرب بعنوان أيام القيايات علاوة على العقوبات التأديبية إن اقتضى الأمر.
1) عطل إدارية وتشمل عطل الاستراحة و العطل الاستثنائية.
2) عطل لأسباب صحية وتشتمل على عطل المرض العادي وعطل المرض طويل الأمد وعطل الولادة و عطل الأمومة
3) عطل للتكوين المستثمر.
4) عطل أكون مرتب
5) عطلة لبعث مؤسسة
ولا تدخل عطل المصرفي في حساب مدة العطل الإدارية والعكس بالعكس.
ويمكن أن تعقب عطلة الأستراحة عطلة المرض.
أما عطلة المرض فلا يمكن أن تعقب عطلة الأستراحة إلا بإذن من اللجنة الطبية المنصوص عليها بالفصل الثالث والأربعين من هذا القـانون.
الفصل 36
يحجر علي الموظف المنتفع يعطلة أن يمارس أي نشاط بمقابل وفي صورة المخالفة يمكن تطبيق الفصل 56 من هذا القـانون.
القسم الثاني
العطل الإدارية
أولا : عطل الاستراحة
الفصل 37 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المورد في 21 ديسمبر1997).
لكل موظف مباشر لعمله الحق :
1) في عطلة راكة أسمي علية مدتها يوم واحد.
2) في عطلة سنوية للاستراحة مدتها شهر واحد الحي الأجر عن كل سنة فصل منجز من 1 جانفي إلى 31 ديسمبر، ويتمتع الموظفين الذين لم يباشروا تعليم طيلة كامل الفترة اللازمة لاستحقاق العطلة السنوية للاستراحة بعطلة خالصة الأجر تحتسب كالتالي :
- يومان ونصف عطلة عن كل شهر عمل فعلي.
- نصف يوم عطلة عن كل ستة (6) أيام عمل فعلي بالنسبة إلى فترات العمل التي تقل عن شهر.
ويمكن الإدارة أن توزع العطل حسب ضرورة العمل كما يمكنها علاوة على ذلك أن تعترض على تقسيم العطلة السنوية للاستراحة.
ويتمتع الموظفون الذين لهم أطفال في كفالتهم بالأولوية في اختيار فترة الانتفاع بالعطلة السنوية للاستراحة وفي تحديد مدتها.
الفصل 38 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
يمكن للإدارة ا لمقررة لأسباب تحتها ضرورة العمل " تأجيل العطلة السنوية للاستراحة المخولة للفولتلفين، وذلك السنة واحدة تلي مباشرة سنة استحقاق العطلة.
الفصل 39
يمكن ان يحال على مجلس التأديب الموظف الذي لا يلتحق بمركز عمله عند انتهاء عطلة الأستراحة باستثناء أحكام الفصل الخامس والثلاثين من هذا القـانون.
ثانيا : العطل الاستثنائية
الفصل 40
يمكن أن تمنح عطل استثنائية مع الاحتفاظ بكامل الموتب وبدون أن تدخل في حساب عطل الاستراحة :
1) للقيام باحدي الواجبات التي يفرضها القـانون وفي حدود المدة اللازمة لذلك
2) للقيام بمقاسك الحج، ولا يمكن أن تستح هذه السطلة الاستقائية إلا العدة شهر على أقصى تقدير طيلة موسم الحج ولمرة واحدة خلال الحياة المهنية المؤلف
3) للقيام بواجبات عائلية ملحة في حدود 6 أيام في السنة
4) يمتناسية كل ولاية للموظف رئيس العائلة، ومدة هذه العطلة يوما من أيام العمل تكون في اجل ينتهي فيصوفي عشرة أيام من تاريخ الولادة ولا تعطي ولاي توامين أو توائم الحق إلا في عطلة واحدة في هذا الصنف
5) بعقابية انعقاد المؤتمرات المهنية النقابية الجامعية والقومية والدولية أو اجتماع الهيئات المديرة وذلك لفائدة الموظفين الممثلين للنقابات والمنتديين بصفة قـانونية أو لفائدة الأعضاء المنتخبين الهيئات المديرة
6) بمناسبة انعقاد مؤتمرات الأحزاب السياسية والمنظمات القومية ومنظمات الشباب.
7) بمناسبة الاستفتاءات إلى مباريات دولية وذلك لفائدة الموظفين المنتمين إلى الفريق القومية الرياضية، وتصلح بهذه المطلة بطلب من وزير الشباب والرياضة.
وتساوي ملكة العطل المنصوص عليها بالفقرات 5 و6 و7 من هذا الفصل مجموع الأيام المذكورة بالاستدعاءات يضاف إليها عند الاقتضاء أجال السفر اللازمة.
القسم الثالث
العمل لأسباب صحية
أولا : عطل العرض العادي
الفصل 41
يمكن للموظف أن تحصل على عطلة مرضي عادي في صورة مرض ثابت يجعله في حالة عجز عن مباشرة وظائفه.
ويجب أن يكون كل مطلب للحصول على عجلة مرض علي مؤيدا بشهادة طبية تبين العدة المحتملة التي يكون فيها الموظف في علوا علي مباشرة وظائفه.
وتقوم الإدارة بكل صراقية تراها صالحة بواسطة الطبيب للصحة العمومية أو الطبيب الذي تاليته لهذا الغرض.
وبصرف النظر عن هذه المراقبة الطبية تأذن الإدارة تشاد جميع إجراءات الملااقبة الإدارية للتحقق من أن الموظف لا يستعمل عطلته الا للتداوي.
ولا يمكن للموظف المنتفع بعطلة مرض أن يقار محل إقلته العادي إلا برخصة من إدارته باستثناء حالة النكد التي يجب إثباتها.
الفصل 42 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
خلال الأشهر الأولى الموالية للانتداب وما لم يقض الموظف فترة تصل ينيا تساوي 365 يوماء قبان له الحق في عطلة مرض عادي بكامل الأجر بحساب خمسة (5) أيام من كل شهر عمل فعلي.
وللموظف الذي باشر مهامه طيلة فترة دنيا تساوي 15 يوما الحق في عطل مرض عادي عدتها القصوى الثنا عشر (12) شهرا منها شهران (2) يكلل الأجر وعشرة أشهر (10) بنصف الأجر.
ويحفظ الموظف طيلة فترة عطلة المرض العادي يقصف الأجر بكامل المنح ذات الصبغة العائلية.
وتحتسب ضمن الفترة الدقية الصاوية ل 365 يوما فترات العمل الفعلي ويعطل الاستراحة وأيام الأعياد وعطل التكوين المستمر وعطل الولادة والعطل الاستثنائية.
ولا يمكن للموظف الذي استففة حقوقه في التمتع بعطلة مرض علي بكامل الأجر أو يقصده أن ينفع مجلدا بعطلة مرض عادي إلا بعد قضائه الفترة عمل بقيا جديدة تساوي 365 يوما، وتحتسب هذه الفترة الدنيا الجديدة ابتداء من يوم استشافه للعمل بعد القضاء عطلة العرض العادي الأولى المستحقة بعنوان فترة العمل السابقة السماوية 365 يوما.
ويعتير في حالة عدم مباشرة وجوبية كل موظف تغيب الأسباب مرضية بعد استنفاذه لحقوقه في التمتع بعطلة مرض عادي.
وإذا ثبت أن الموظف الذي استلفة حقوقه في التمتع يعطل سرقي عادي أصبح عاجزا بصفة نهائية عن ممارسة العمل فراقه تتم إحالته على التقاعد.
الفصل 43
عطل المرض العادي التي لا تتجاوز في مجموعها الثلاثين يوما الكل فترة مدتها ثلاثمائة وخمسة وستون يوما تصبح مباشرة من طرف رئيس الإدارة أو الجماعة العمومية المحلية أو المؤسسة العمومية ذات الصيفة الإدارية.
وفي جميع الحالات الأخرى فيان عطل المرض العاياني التي تتجاوز مدتها ثلاثين يوما لا يمكن أن تمنح من طرف وليس الإدارة المعنية إلا بناء على رأي بالموافقة من الجنة طبية يضبط تركيبها وتسييرها بأملا.
ثانيا : عطل المرض طويل الأمد
الفصل 44
يمكن منح عطل المرض طويل الأمد لموظفي الدولة والجماعات العمومية المحلية والمؤسسات العمومية ذات الصيفة الإدارية، المباشرين أول عطلة مرض عادي والمصابين بمرض من الأمراض التي تضبط قائمتها يأمر بقيد أختا ای المجلس الأعلى للوظيفة العمومية والإصلاح الإداري.
ولا يمكن بأي حال من الأحوال منح هذه العطل إذا ما تبين أن هذه الأمراض ناتجة عن تناول المشروبات الكحولية او عن استعمال المخدرات.
وتمنح هذه العطل من طرف رئيس الإدارة التي يرجع إليها الموظف بالنظر إما يطلب من المقضي بالأمر و إما يصادرة عن الإدارة وذلك بناء على رأي بالموافقة من لجنة طبية يضبط ترکیبها وتسييرها بأمر.
الفصل 45
تمنح عطلة المرض طويل الأمد لمدة خمس سنوات منها ثلاث سنوات بكامل المرتب وسنقتان بقصف المرتب.
ثالثا : أحكام مشتركة لعطل المرض
الفصل 46
إذا حصلت الإصابة بالمرض أو تفاقم المرض أثناء مباشرة العمل أبي كان المرض ناتجا عن إقدام الموظف يقظان على عمل الفائدة الصالح العام أو من جراء حادث طرا، بمقاسية ممارسة الوظائف يقفظ الموظف بكامل مرتبه إلى أن يصبح قادرا على الفنان عمله وله الحق في كل هذه الحالات في السترجاع أجرة الطبيب والمصاريف الناتجة مباشرة عن المرض أو الحادث.
وإذا ثبت أن الموظف المشار إليه بالفقرة السابقة أصيح عاجزا بصفة نهائية عن ممارسة عمله فإنه تقع إحالته على التقاعد وفي هذه الحالة له الحق في التمتع يجراية عنصرية من أجل السقوط البدني المستقر قبيلة الجمع مع جراية التقاعد.
الفصل 47
إن عطل المرض التي تقضي خارج تراب الجمهورية ينبغي ان يرخص فيها سيقا من طرف رئيس الإدارة الشعبية باستثناء الحالات الاستعجالية.
رابعا : عطلة الولادة وعطلة الأمومة
الفصل 48
تنتفع الموظفات بعد الإدلاء بشهادة طبية يعطلة ولادة مدتها شهران مع الاستحقاق كامل المرتب ويمكن الجمع بين هذه العطلة او عطلة الاستراحة.
وفي نهاية هذه العطلة يمكن أن تصفح الموظفات يطلب منهن عطلة أمومة لمدة لا تتجاوز أربعة أشهر مع استحقاق نصف المرتب وذلك لتمكينهن من الترابية أطفالهن وتمنح هذه العطل مباشرة من طرف رئيس الإدارة.
الفصل 48 مكرر (أضيف بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
راحة الرضاعة : يحق للموظفة أن تصبح بطلب منها راحة رضاعة مدتها ساعة واحدة في بداية حصة العمل أو في نهايتها شريطة أن لا تقل مدة حصة العمل من أربع ساعات.
وإذا كان العمل تسعا على تمتين العقم للمعنية بالأمر واحتان مادة كل واحدة متهما ساعة واحدة، وذلك في بداية كل حصة او في نهايتها شريطة أن تكون المدة الجمالية للعمل مساوية السيبع بساعات على الأقل في اليوم .
وتمنح راحة الرضاعة لمدة أقصاها ستة اشهر ابتداء من تاريخ نهاية عطلة الولادة.
القسم الرابع
عطلة التكوين المستمر
الفصل 49
يمكن للموظف أن يطلب عطلة للمشاركة في مرحلة تكوين مستمر تنظمها الإدارة.
وتضبط بقدر كيفية تطبيق هذه الأحكام.
القسم الخامس
العطلة بدون أجر
الفصل 50
يمكن أن تمنح للموظف عطل يدون أجر لا تتجاوز مدتها ثلاثة أشهر خلال السنة ولا تعتبر هذه العطل خلية فعلية.
القسم السادس
العطلة البعث مؤسسة
الفصل 50 مكرر (نقح بالفصل 15-1 من مرسوم عدد 21 لسنة 2021 مؤرخ في 28 ديسمبر 2021 يتعلق بقـانون المالية لسنة 2022 و بالفصل 94 من القانون عدد 17 لسنة 2025 المؤرخ في 12 ديسمبر 2025 المتعلق بقانون المالية لسنة 2026)
يمكن أن تمنح للعون المترسم عطلة لبعث مؤسسة لمدة أقصاها 3 سنوات قابلة للتجديد بصفة سنوية لثلاث سنوات أخرى. ويمكن إسناد هذه العطلة في إطار أحكام القسم الرابع من القــانون عدد 36 لسنة 2016 المؤرخ في 29 أفريل 2016 المتعلق بالإجراءات الجماعية.
وتسند العطلة بقرار من رئيس الإدارة أو بمقرر من رئيس المؤسسة.
بصرف النظر عن الأحكام التشريعية المخالفة يواصل العون الانتفاع بالتغطية الاجتماعية خلال كامل فترة العطلة لبعث مؤسسة دون أن يكون له الحق في التدرج والترقية ويتولى على هذا الأساس دفع مساهمته بعنوان التقاعد والتأمين على المرض ورأس المال عند الوفاة في حين تتكفل الإدارة بدفع المساهمات المحمولة على المشغل ويواصل العون التمتع بنصف المرتب خلال السنة الأولى من العطلة. وفي صورة بعث مؤسسة بمناطق التنمية الجهوية يواصل الموظف التمتع بنصف المرتب لمدة سنتين.
الفصل 50 ثالثا
يحجر على الموظف العنفع بعطلة لبعث مؤسسة ممارسة نشاط مخلف للقرض الذي تم بعنوانه إسنادة هذة العطلة.
ويمكن الرئيس الإدارة أو الجماعة المحلية أو المؤسسة العمومية ذات الصبغة الإدارية أن يأذن في كل وقت بإجراء الأبحاث اللازمة للتحقق من أن نشاط الموظف المعني يوافق فعلا الأسباب التي اسندت من أجلها عطلة لبعث مؤسسة.
وفي صورة ثبوت مخالفة المعني بالأمر لشروط إسناد هذه العطلة يتم حالا إنهاؤها واسترجاع المبالغ المالية التي أنتفع بها عند الاقتضاء وذلك بصرف النظر بين التتعبات التأديبية.
الفصل 50 (رابعا) (نقحت الفقرة الأولى بالفصل 34 من القـانون عدد 69 السنة 2007 المؤرخ في 27 ديسمبر 2007)
يجب على الموظف الذي أمتدت إليه عطلة لبعث مؤسسة أن يطلب إرجاعه إلى العمل أو تجديد إبسفانه بهذه العطلة وذلك في أجل شهر على الأقل قبل انتهاء مدة العطلة بواسطة رسالة مضمونة الوصول. (نقح بالفصل 15-3 من مرسوم عدد 21 لسنة 2021 مؤرخ في 28 ديسمبر 2021 يتعلق بقـانون المالية لسنة 2022)
وعند انتهاء مدة العطلة لبعث مؤسسة يحق للموظف ان يرجع إلى سلكه الأصلي ولو يصفة زائدة ويتم استظار هذه الزيادة عقل حدوث أول تطور في السلك الذي ينتمي اليه المعني بالأمر.
وإذا لم يطلب الموظف إرجاعه إلى الوظيفة في الأجل المذكور اعلاه وبعد التنبيه عليه، فانه يعتبر قد قطع كل صلة بالخدمة العمومية.
الفصل 50 (خامسا )
تضبط بمقتضی أعوام إجراءات وصيغ تطبيق الأحكام الواردة بالفصل 15 (الفقرة فرعية خامسة جديدة ) و الفصل 50 (مكرر) و الفصل (ثالثا ) والفصل 50 (رابعا) من هذا القـانون.
الباب الرابع
التأديب
الفصل 51 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمير 1997)
يرجع حق التأبيب إلى رئيس الإدارية التي ينتمي إليها الموظف .
ويمكن الرئيس الإدارة المعني بالأمر أن يفضي إلى أحد الإطارات السامية بإدارته سلطت التأديبية أو إمضاءة حسب شروط يتم ضبطها بأمر.
وتشتمل العقوبات التأديبية التي يمكن أن تسلط على الموظفين على :
عقوبات من الدرجة الأولى وهي :
1) الإنذار
2) التويبخ
عقوبات من الدرجة الثانية وهي :
1) تأخير في التدرج الملة تراوح بين 3 اشهر ويسقة على أقصى تقديره
2) النقلة الوجوبية مع تغيير الإقامة
3) الوقت المؤقت لمدة أقصاها سلة الشهر مع الحرمان من المرتب
4) العزل بدون توقيف الحق في جراية التقاعد.
وتتخذ العقوبات من الدرجة الأولى بعد الاستماع إلى الموظف المعني بالأمر بدون استشارة مجلس التأديب
ولا تتخد العقوبات من الدرجة الثانية إلا بعد استشارة مجلس التأديب.
وتقوم اللجان الإدارية المتناصفة في هذه الحالة يدور على التاديب وعندئذ يغير تركيبها طبقا لأحكام الفصل الرابع والثلاثين من هذا القـانون.
ويحال الموظف على مجلس التدريب بمقتضى تقرير كتابي صادر عن السلطة التي لها حق التليب او عن الإطار السامي الذي له تقويض الممارسة السلطة التأديبية أو الإمضاء تقارير الإحالة على مجلس التأديب. ويبيين تقرير الإحالة على مجلس التأديب يصفة واضحة الأفعال المتسوية إلى الموظف وعند الاقتضاء الظروف التي ارتكبت فيها.
وتتخذ العقوبات بقرار معلل من السلطة التي لها حق التأديب أو الإطار السامي الذي له تفويض الممارسة السلطة التأديبية أو لإمضاء العقوبات التأديبية لغير أن تقوية العزل لا تتخذ إلا من قبل السلطة التي لها حتى التأديب دافين سواها.
الفصل 52
للموظف الحق بمجرد رفع الدعوى التاييدية في الاطلاع على جميع الوثائق المتعلقة بالتهمة وأخذ نسخ منها .
وعلاوة على ذلك فله الحق في الاطلاع على ملفه الشخصي.
ويكون هذا الاطلاع على عين المكان ويمحضر نائب عن الإدارية ويقيفي على الموظف أن يصرح كتاليا بأنه قام بهذا الاطلاع أو انه تنازل عنه بمحض إراداته.
ويمكنه أن يقدم المجلس التأديب ملاحظات كتابية أو شفاهية وأن يستحضر شهودا وأن يستعين بشخص يختاره للدفاع عنه وللإدارة أيضا الحق في استحضار الشهود.
ويجب استدعاء الموظف كتابيا وفي أجل أبناء خمسة عشر يوما قبل اجتماع مجلس التأديب.
الفصل 53
إذا رأى المجلس أنه لم يحصل له ما يكفي من الوضوح في شان الأعمال المنسوبة للموظف أو الظروف التي ارتكبت فيها تلك الأعمال يمكن له أن يأذن باجراء بحث.
الفصل 54
بناء على الملاحظت الكتابية المقامة عند الاقتضاء على البيانات الثقافية التي أدلى بها المعني بالأمر والشهود ومن تولى التي شاع عنه وكذلك على نتائج البحث الذي قد يكون تم إجراؤه بيدي مجلس التأديب رأيا معللا في العقوبة التأديبية التي تستوجبها حسب اجتهاده والأفعال المنسوبة للموظف محل التتبع ويحمل فورا هذا الرأي إلى السلطة التي لها حق التأديب.
الفصل 55
يجب على مجلس التأديب أن يعطي رأيه في أجل الشهر من تاريخ تعهده ويحدد هذا الأجل لشيرين إذا تم القيام ببحث يطلب من مجلس التأديب.
الفصل 56
في صورة ارتكاب خطأ جسيم من طرف موظف بسواء كان ذلك بإخلاله بالواجبات المهنية أو بارتكابه جريمة من جرائم الحق العام فإنه يقع أيقافهم حالا سن مباشرة وظيفته وذالك بإذن من رئيس المباشر على ان يعلم بهذا الأخير حالا بذلك رئيس الإدارة الذي يجب عليه اتخاذ القرار اللازم .
وفي صورة ما إذا كان الخطة المرتقب يمثل جنحة أو جناية وخاصة إذا تعلق الأمر بالارتشاء أو اختلاس أموال الشخصية أو الزوير أو إفشاء السر المهني فإنه يشب فورا رفع القضية لدى النيابة العمومية .
وفي كل الحالات يجب دعوة مجلس التأديب في أجل أقصاه ثمیر وتقع شمسوية وضعية الموظف الموقوف عن العمل في أجل أقصاه ثلاثة أشهر من تاريخ مفعول قرار الإيقاف عن العمل.
وإذا لم يعزل الموظف عند انتهاء أجل الثلاثة أشهر المذكورة أعلاه يكون الله الحق في الترجاع كامل مرتية العوالق المدة الإيقاف يعد طرح المرتب العوالق لمدة الرفت المؤقت عند الاقتضاء.
الفصل 57
تحفظ القرارات المتعلقة بالعقوبات التأديبية بالملف الشخصي الموظف المعني بالأمر اکسا تحفظ به أيضا الآراء التي لديها مجلس التأديب وجميع الحج والوثائق المعلقة بها وذلك طبقا لأحكام الفصل العاشر من هذا القـانون.
الفصل 58
للموظف الذي قاله عقاب تابیی قيم العزل ويعد مدة خمس سنوات بالنسية للعقوبات من الدرجة الأولى وعشر سنوات بالنسبة للعقوبات من الدرجة الثانية أن يقدم إلى رئيس الإدارة مطلبا بيرسي إلى أن يصتي من ملفه كل اتر العقاب الذي ناله.
وإذا تبين أن السلوك العام للمعني بالأمي أصبح مرضيا منذ تسليط العقاب عليه فإنه يستجاب لطلبه وتقع عندئد إعادة تكوين ملفه الشخصي حسب وضعه الجديد.
ويمكن للموظف الواقع عزله إثر سقوية جزائية و التي استوجع حقوقه المدنية يعفي عام أو يعفي تشريعي خاص، أن يطلب إرجاعها بسل خلال السنة التي تلي تاريخ استوداي الحقوق وفي هذه الحال فإنه يمكن للإدارة أن تعيد إنتاجه بيرتينه الأصلية والدرجة التي تحصل عليها في تاريخ العزل.
الباب الخامس
حالات الموظف
الفصل 59
يجب ان يكون كل موظف في حالة قـانونية وهذه الحالات هي الآتية :
1 المباشرة
2) الإلحاق
3) عدم المباشرة
- 4) تحت السلاح.
القسم الأول
المباشرة
الفصل 60
حالة المباشرة في حالة الموظف الذي هو مرسم يرتية بصفة قـانونية ويباشر فعلا وظائف إحدى الخطط المقابلة لرتبته.
ويعتير في حالة مباشرة الموظف المتمتع بعطلة ممقوحة مع استحقاق کامل الأجر أو نصفه مهما كان نوعها.
القسم الثاني
الإلحاق
الفصل 61
الإلحاق هو حالة الموظف الذي يوضع خارج سلكه الأصلي ولكنه يواصل فيه التمتع بحقوقه في التدرج و الترقية و التقاعد.
ويقرر الإلحاق يطلب من الموظف وا وجويا حسب الشروط المنصوص عليها الفصل 66 من هذا القـانون.
والإلحاق أساسا قابل للإلغاء.
و لا يمكن لأن يقع الإلحاق إلا :
1. لدى إدارة أو جماعة عمومية محلية أو مؤسسة عمومية أو شركة قومية أو شركة ذات راس مال مشترك .
وفي هذه الحالة يكون الإلحاق بقرار صادر عن رئيس الإدارة التي يرجع إليها الموظف بالنظر يعد موافقة رئيس الإدارة التي سيلحق الديها الموظف.
2 . لدي منظمة قومية
3. لدى الوكالة التونسية للتعاون الفني بالنسبة للموظفين المعينين للعمل لدي الحكومات الأجنبية أو المنظمات الدولية
4. الممارسة وظيفة عضو للحكومة أو خطة انتخابية قير صفة النقب لدى مجلس النواب۔
ويقرر الإلحاق المنصوص عليه بالفقرات الثانية والثالثة والرابعة بقرار من الوزير الأول.
ولا يقرر الإلحاق بطلب من الموظف إلا بعد قضاء ستين عملا مدنيا وفعليا على الأقل.
ويجري على الموظف الملحق الحجز القـانوني من أجل جراية التقاعد.
وتحمل الصفحة القـانونية التكميلية التكوين جراية التقاعد على كاهل الإدارة أو الجماعة العمومية أو المؤسسة التي ألحق لديها الموظف غير أن الإلحلق لدي الوكالة التونسية للتعاون الفني معطي من هذه المنحة.
الفصل 62
لا يمكن أن يقرر الإلحاق لمدة أقصاها خمس سنوات قابلة للتجديد .
ويمكن للموظفيها في نهاية الإلحاق إما أن يرجع إلى السلك الأصلي الذي ينتمي إليه وإما أن يدمج بإطارات الإدارة أو المؤسسة التي ألحق لديها وذلك حسب شروط يقع ضبطها بأمر.
وينتهي الإلحاق بقرار يقع الناده حسب الشروط المنصوص عليها بالفصل الواحد والستين من هذا القـانون.
الفصل 63
يبقى الموظف الملحق خاضعا للنظام الأساسي الخاص بالسلك الأصلي الذي ينتمي إليه إلا أنه يخضع كتلك المشروع القواعد المتعلقة بالوظيفة التي يباشرها بسبب إلحاقه.
ويمكن تعويض الموظف الملحق ضمن السلك الأملي الذي ينتمي إليها.
وتعطى له الأسماء حسب الشروط المنصوص عليها بالفصلين الواحد والعشرين والثاني والعشرين من هذا القـانون من طرف رئيسي الإدارة التي ألحق لديها وتحال بطاقة هذه الأعداد على رئيس الإدارية التي ينتمي إليها الموظف المعني بالأمر.
الفصل 64
عند انتهاء الإلحاقي يرجع الموظف وجوبا إلى السلك الأصلي الذي ينتمي إليه ويعلن من جديد في خطة تناسب رتبته في هذا السلك وله أولوية التعيين في المركز الذي كان يشغله قبل إلحاقه.
وإذا لم توجد خطة شاقرة متابية لرتيته في السلك الأصلي الذي ينتمي إلين يمكن إرجاعه لهذا السلك بصفة زائدة على العدد المحدد على أن يقع استنفاد هذا الزيادة عند حدوث أول شغور بالمرتبة المعنية بالأمر.
الفصل 65
الموظف الذي يسمى متربصا في رتبة عبير الرتبة التي ينتمي إليها يوضع تجاه هذه الرتبة في حلة إلحاق کامل ملة التشريح التي يخضع له في الخطة المعنية بالأمر.
و عند ترسيمه في الرتبة الجديدة ينبغي أن يحذف من السلك الأصلي الذي كان ينتمي إليه.
الفصل 66
في صورة تحويل مصلحة او نشاط عمومي من إدارة إلى أخرى او في صورة إدخال المحورية أوي اللامركزية على مصلحة إدارية فإن الموظفين بهذة المصلحة يقع وروجويا إما إلحاقهم وإما نقلتهم بدون استشارة اللجنة الإدارية المتناصفة ذات النظر.
ويقرر هذا الالحاق أو النقلة بقرار من الوزير الأول باقتراح من ورؤساء الإدارات المعنية بالأمر.
الفصل 67
بقطع النظر عن الإلحاقي فإن الموظفين الذين تكون وتتهم ظروف تاجير فسم مشتركة بين جميع الإدارات والجماعات العمومية المحلية والمؤسسات العمومية ذات الصبغة الإدارية يمكن نقلتهم يطلب منهم أو وجوبا من إدارة إلى أخرى.
وتقرر هذه النقلة بقرار من رئيسي الآية الرنين المدنيتين بالأمر وإذا كانت النقلة وجوبية بعد استشارة اللجنة الإدارية المتناصفة ذات النظر.
وفيما يخص الموظفين تفسير المشار إليهم بالفقرة الأولى اعلاه فإن النقل البريجوية التي ينجر عنها تفسير في محل الإقامة لا تقع إلا بعد استشارة اللجنة الإدارية التأصيلة ذات النظر.
القسم الثالث
حالة عدم المباشرة
الفصل 68
عدم المباشرة في حالة الموظف الموضوع خارج الإدارة التي يرجع إليها بالنظر والذي يبقي تأيها اللسلك الأصلي الذي ينتمي إليه إلا الله قد زال انتطاعة فيه بحقوقه في التدرج و الترقية والتقاعد.
وتقرر الإحالة على عدم المباشرة بقرار من رئيس الإدارة أو الجماعة العمومية المحلية أي المؤسسة العمومية ذات الصبغة الإدارية المعنية بالأمر وكوريا او يطلب كتابي من الموظف.
ولا تخول حالة عدم الحياتية الحق في أي مرتب .
ويحتفظ الموظف المعني بالأمر يحقوقه المنسية في السلك الأصلي الذي ينتمي إليه في تاريخ إحالته على عدم المباشرة.
يبقى الموظف المجال على عدم المباشرة خاضعا للأحكام المنصوص عليها بالفصول 5 و 7 و 9 من هذا القـانون (أضيفت بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 21 ديسمبر 1997)
الفصل 69
لا تقرر الإحالة الوجوبية على قدم المباشرة إلا لأسباب صحية ويعد الدوري اللجنة الإدارية المتناصفة الإدارية وذلك عندما يكون الموظف لير قادر على التناف عمله عند انتهاء عطلة مرض عادي أي عطلة مرضي طويل الأمد ومدة الإحالة الفورية على عدم المباشرة لا يمكن أن تتجاوز السنة ويمكن تجديد ها مرتين التنفسي السعدنا وعند إنتيانيا يجب :
- إما أن يرجع الموظفي الإطارات إدارة الأصلية بشرط أن يدلي بشهادة طبية تثبت أنه في حالة تسمح له باستئناف مهامه دون خشية ضر.
- أو يحال على التقاعد،
- أو يشطب على السمه من الإطارات عن طريق الإعفاء إذا لم يكن له حق في جراية التقاعد وذلك بعد أخذ رأي اللجنة الإدارية المتناصفة ذات النظر.
طيلة فترات عدم المباشرة الوجوبية، يواصل الموظف الانتفاع بالتغطية الاجتماعية وتحمل مساهمات المشقل والموظف في نظام التغطية الاجتماعية والمستوجبة بعنوان فترات عدم المباشرة الوجوية على كاهل المشغل . (أضيفت بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997).
الفصل 70
لا تمنح الإحالة على عدم الصيانٹر لا يطلب من الموظف إلا إذا توفرت لديه اقدمية سلقين على الأقل في الخدمة المدنية الفعلية وتقع هذه الإحالة وفقا للأحكام التالية :
1. لمدة سنة قابلة للتجديد مرة واحدة من اجل حادث أو مرض خطير أصاب قرينه أو أحد أصوله أو فروعه .
3. لمدة ثلاث سنوات قابلة للتجديد مرة واحدة للقيام بأبحاث والدراسات تكتسي صبغة المصلحة العامة .
3. لمدة سنتين قابلة للتجديد مرتين لتمكين المراة المؤلفة من القيام بتوق ولد أو عدة أولاد لم يبلغوا السادسة من عمرهم أو كانوا مصابين يعافات تطلب عناية مستمرة.
4- المدة أقصاها خمس سنوات الظروف استثنائية وتمنح هذه الإحالة على عدم المباشرة بامر (نقحت بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
الفصل 71
يمكن إحالة الموظف يطلب منه على الكم المباشرة الخاصة وذلك بقرار من الوزير الأول وحسب الشروط التالية :
- لمدة بستة قابلة للتجديد كلما اقتضت الحاجة لك لكل موظف يكون قرينه الموظفة قد نقل للعمل داخل تراب الجمهورية أو دعي للعمل بالخارج.
- لمدة خمس سنوات قابلة للتجديد كلما اقتضت الحاجة ذلك الفائدة الموظف المنتخب عضوا بمجلس النواب.
وفي صورة التهاب مهامهم النيابية فإن الأعوان الموضوعين في حالة عدم المباشرة الخاصة لدى مجلس النواب تقع إعادة إيماجهم وجوبا في إطارهم الأصلي في الرثية أو الصنف المرتبين ومع انتفاعهم المنح المنجرة عن الخطة الوظيفية التي كانوا مكلفين بها في تاريخ إحالهم على عدم المباشرة الخاصة لدى مجلس النواب إلى أن تقع تسوية وضعيتهم الإدارية وذلك بتسميتهم في خطة وظيفية معادلة للخطة التي كانوا يشغلونها قبل انتخابهم بمجلس النواب.
وفي صورة عدم وجود شقور في إطارهم الأصلي تقع إعادة إدماجهم ولو فوق العدد المحدد.
ويتمادى التهاب الموضوعون في حالة عدم الحياتية الخاصة والذين اختاروا نظام التقاعد المتستعين به سايقا في الانتفاع بحقوقهم في النظام وفي تحصل الحجز من اجل التقاعد على المرتب والمنح التابعة لرتيتهم وخطئيم الوظيفية ومتفهم ودرجتهم في إطارهم الأصلي.
ويتحمل مجلس النواب الإعانة الموافقة لفائدة صندوق التقاعد كما تم تصفية جراية تقاعدهم على نفس الأساس.
وفي وضعية عدم المباشرة الخاصة بفقد المعني بالأمر التمتع بالمرش ويحتفظ بحقوقه في التدرج و الشرقية والتقاعد. وتضبط يأمر شروط تطبيق هذه الأحكام.
الفصل 72
يمكن الرئيس الإدارة أو الجماعية العمومية المحلية أو المؤسسة العمومية ذات الصيفة الإدارية أن يأذن في كل وقت بإجراء الأبحاث اللازمة للتحقق من أن نشاط الموظف المعني بالأمر يوافق فعلا الأسباب التي أحيل من أجلها على و عدم المباشرة يطلب منه.
الفصل 73 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
يجب على الموظف الذي وضع يطلب منه في حالة عدم المباشرة ان يطلب إرجاعه إلى الوظيفة شهرين على الأقل قبل انتهاء مدة الإحالة على عدم المباشرة بواسطة رسالة التهوية الوصول.
وعند انتهاء شدة الإحالة على عدم المباشرة يحق للموظف أن يرجع إلى سلگه الأصلي ولو بصفة والده ويتم استنفاد هذه الزيادة عند حدوث أول شغور في السلك الذي ينتمي إليه المعني بالأمر
وإذا لم يطلب الموظف إرجاعه إلى الوظيفة في الأجل المذكور أعلاه، فإنه يعتير قد قطع كل صلة بالخدمة العمومية .
الفصل 74
إن الموظف المحال على عدم المباشرة والذي يرفض عقد إرجاعه للعمل المركز الذي يعين فيه يمكن إعفاقية بعد أخذ رأي اللجنة الإدارية المتناصفة ذات النظر.
القسم الرابع
حالة الموظف " تحت السلاح"
الفصل 75
إن الموظف الذي يقع تنزيله بتشكيلة عسكرية للقيام بمدة خدمته العاشرة كما نص عليها القـانون المتعلق بالتجنيد يوضع في حالة خاصة تدعى " تحت السلاح".
ويفقد في هذه الحالة المرتب الذي كان يتقاضاة ويحتفظ بحقوقه في الدرج و الترقية والتقاعد .
ويرجع وجوبا فقد تسريخه إلى السلك الأصلي الذي ينتمي إليه ولو بصفة زائدة على أن يقع استنفاذ هذه الزيادة عند حدوث أول شغور بالرتبة المعنية بالأمر .
القسم الخامس
الانقطاع النهائي عن مباشرة الوظيفة
الفصل 76
إن الانقطاع النهائي عن مباشرة الوظيفة التي يفضي إلى التشطيب على اسم الموظف من الإطارات وفقدان صلة الموظف يكون ناتجا عن :
1 . فقدان الجنسية التونسية أبي الحقوق المدنية.
2 .الاستقالة المقبولة بصفة قـانونية.
3. الإعفاء
4. العزل
5. الإحالة على التقاعد
الفصل 77
لا تنتج الاستقالة إلا من طلب كتابي يعبر فيه الموظف عن عزمه الصريح وغير المشروط على مغادرة إطارات إدارته بصفة نهائية.
ولا يكون لها مفعول إلا إذا قبلت من طرف رئيس الإدارة المعنية
وإذا رفضت السلطة ذات القتلى الاستقالة يمكن للموظف أن يرفع أمره إلى اللجنة الإدارية المتناصفة التي تبدي رايا معللا وتحميله على السلطة ذات النظر.
الفصل 78
قبول الاستقالة يجعلها بيئة لا رجوع فيها وهو لا يمنع عقد الاقتضاء من القيام بالدعوى التأييينة بسبب أفعال قد تكتشفها الإدارة يقذ بهذا القبول .
الفصل 79
إن الموظف الذي يتقطع عن وظيفته قبل التاريخ المعين بقرار قبول الاستقالة يمكن أن يتعرض العقوبة تاديبية.
الفصل 80
الموظف الذي قيلت استقالته لا يمكن النقد ايه من جديد من طرف الإدارة إلا إذا توفرت فيه جميع الشروط المطلوبة من المترشحين للخطة العقلية بدون أي مراعاة التالته القديمة وسالفا صفته كموظف.
الفصل 81
إن الموظف الذي يتبت قصوره المهني يتخذ في شانه ما يلي :
* إما أن ينقل لإطار مسائل بإدارة أخرى
* أو يحال على التقاعد.
* أو إذا لم تتوفر فيه الشروط اللازمة لاستحقاق جواية التقاعد يقع إدماجه حسب مؤهلاته في رتبة أدنى عن إعادة ترتيبه بهذا الإطار.
* أو يقع إعفاؤه.
وفي كل الحالات يقع اتخاذ القرار من طرف رئيس الإدارة بعد استشارة اللجنة الإدارية المتناصفة دات النار التي تيت في الموضوع كما لو كان الأمر يتعلق بالتاديب.
وفي صورة الإعفاء و لم يكن للمعني بالأمر الحق في التمتع بجراية التقاعك فانه ينتفع بغرامة إعفاء تساوی کامل مرتبة الشهري عن كل سنة خدمات مدنية فعلية وبدون أن تفوق هذه الغرامة مرتب اثني عشر شهرا
الفصل 82
لا يمكن للموظف الذي انقطع عن وظيفته بصفة نهائية السيب من الأسباب المنصوص عليها بالفصل 76 من هذا القـانون أو الذي أحيل على عدم المباشرة أن يمارس يقفسه أو بواسطة الغير نشاطات خاصة لها علاقة بوظيفته السابقة والتي قد تضر بمصالح الإدارة.
وتضبط بلمر مدة هذا التحجير والعقوبات التي يمكن تسليطها عقد المخالفة وكذالك كيفية تطبيق هذه الأحكام.
الفصل 83
تقطيق أحكام الفصل السابع من هذا القـانون على الموظف الذي انقطع نهائيا عن مباشرة الوظيفة.
الفصل 84 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر 1997)
يمكن للموظف الذي انقطع نهائيا عن مباشرة مهامه والذي قاضی عشرين عاما على الأقل في الخدمة المدنية الفعلية أن تسند إليه بأمر الصفة الشرفية في الرتية او الوظيفة التي كان يشغلها قبل انقطاعه عن مهامه.
وبنفس شرط الأقدمية في الخدمة يمكن أن تمنح الصفة الشرقية للموظف الذي دون أن يناير الإدارة نهائيا قد ينفصل عن الإنتماء إلى سلك معین.
وبصفة استثنائية يمكن أن تمنح للموظف الصفة الشرقية في الرتبة أو الوظيفة الموالية مباشرة .
العنوان الفرعي الثاني
الموظف المتربص
الباب الأول
التعريف
الفصل 85
الموظف المتريص هو العون العمومي الذي انتدب ليشغل خطة دائمة الإطارات الإدارية التي يرجع إليها بالنظر ويقوم بتربص قیل ترسيمه حسب الشروط المنصوص عليها بالنظام الأساسي الخاص المنطبق عليه.
الباب الثاني
شروط الترسيم
الفصل 86
تضبط الانظمة الأساسية الخاصة شروط التريص والترسيم.
وحددت مدة التريس ستيل وهي بسنة واحدة بالنسبة للأعوان المتخرجين من مدرسة للتكوين مصادق عليها وكذلك بالنسبة للتين قضوا على الأقل سفين في الخدمة المدنية الفعلية بصفة وقتيين أو متعاقدين.
إلا أنه إذا لم يقع النظر في ترسيمه وبعد انتهاء أجل اربع سنوات من تاريخ الانتداب لان الموظف الزبست و جوبا.
الباب الثالث
العطل
الفصل 87
ينتفع الموظف المتربص يقفس نظام العطل التطبيق على الموظف التقويم باستثناء العطل من اجل التكوين المستمر.
غير أنه بالنسبة للسنة الأولى من الخدمة فإن مدة العطلة تحسب باعتبار يومين ونصف من كل شهر عسل للمدة المتراوحة بين تاريخ مباشرة المهام وتاريخ تقديم المطلب للحصول على العطلة ويخول الجزء من الشهر الأول الفصل الحق في نصف يوم عطلة عن كل ستة أيام كاملة.
الفصل 88
تنسحب على الموظف المتريصي الأحكام المنصوص عليها بهذا القـانون الفائدة الموظف المتوسم والمتعلقة بالتأديب والحالات والانقطاع عن الوظيفة.
العنوان الثالث
العملة
الباب الأول
التعريف
الفصل 89
يشتمل بسلك العملة الخاضع لأحكام هذا العنوان على :
- العملة المتربصين
- العملة المترسمين
وينقسم سلك العملية إلى وحدات وأصناف ودرجات وكل وحدة تشتمل على عدة أصناف وكل صنف ينقسم إلى درجات .
الباب الثاني
العامل المتربص
الفصل 90
العملة المتربصون هم الذين انتقديوا ليشقلوا خطة دائمة في حدود مجموع قداد إطارات الإدارة أو الجافة العمومية المحلية أو المؤسسة العمومية ذات الصبغة الإدارية ويقومون قبل ترسيمهم وحسب الشروط المنصوص عليها بالأسلحة الأساسية الخاصة بتربص لمدة سنتين.
ويجب أن تتوفر فيهم الشروط العامة المنصوص عليها بالفصل السابع عشر من هذا القـانون والشروط الأخرى التي تنص عليها الأنظمة الأساسية الخاصة.
الفصل 91
لا يمكن ترسيم العامل المتربص إلا إذا توفرت فيه شروط الترسيم المنصوص عليها بالأنظمة الأساسية الخاصة .
وعند نهاية التربص بيقع بعد أخذ رأي اللجنة الإدارية المتناصفة إما ترسيمه أو إعفاؤه أو ترتيبه بالصنف الأدنى.
إلا أنه إذا لم يقع النظر في ترسيمه وبعد انتهاء أجل أربع سنوات من تاريخ الانتداب فإن العامل يرسم وجوبا.
الباب الثالث
الانتداب
الفصل 92
لا يمكن التداب العملة إلا بعد اختبار المؤهلاتهم أو بعد المستعان التي تحيط كيفياته بالأنظمة الأساسية الخاصة
الباب الرابع
التدرج
الفصل 93
يكون تدرج العملة من درجة إلى الدرجة الموالية مباشرة بنفسي الصنف ويتم بنفس الشروط التي تنطبق على الموظفين ووفقا للقواعد المقصوص عليها بالأنظمة الأساسية الخاصة
الباب الخامس
الترقية
الفصل 94
تكون القتالية من صنف إلى الصنف الصوالي مباشرة :
1) اما بالاختيار بعد أخذ راي اللجنة الإدارية المتناصفة ذات النظر.
2) وإما بعد النجاح في اختيار الموصلات اور امتحان صقاعي وتضبيط الأنظمة الأساسية الخاصة شروط الترقية.
الفصل 49 مكرر (أضيف بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في ال ديسمبر 1997)
يرتب العمل المنتفع يترقية في القارة الموافقة للمرتب الأساسي الأصلي الذي يفوق مباشرة ما كان يتقاضاه في وضعيته القديمة
غير أنه لا يمكن أن تقل الزياية المتلية من القرفة من الامتياز الذي كان سيحصل عليه العامل من تدرج عادي ضمن وضعيته القديمة.
الباب السادس
الإدماج
الفصل 95
يمكن إدماج الحملة عن طريق الأمتحان المهني ضمن إطارالموظفين وتضبط يقتضي أمر شروط هذا الإدماج.
الباب السابع
التأديب وإعطاء الأعداد والحالات والعطل والانقطاع عن مباشرة الوظيفة
الفصل 96
تنطبق على العملة الأحكام التلصيدل عليها هذا القـانون المتعلقة بالتأديب وإعطاء الأعداد والحالات والعطل والانقطاع علي مباشرة الوظيفة وذلك حسب ففي الشروط المنطيقة على الموظفين.
الباب الثامن
جملة الفعل
الفصل 97
ضبطت مدة العمل بالنسبة للعملة بثمانية وأربعين ساعة في الأسبوع.
العنوان الرابع
الأعوان الوقتيون
الباب الأول
التعريف
الفصل 98
يعتبر وتتيين الأعوان الذين ينتدبون مباشرة قصد المشاركة الفعلية في تنفيذ خدمة العمومية وذلك يصفة وغنية قابلة للرجوع فيها إما ليشغلوا خطة شاغرة بإطارات الإدارية لنقص في الأعوان المترسمين أو لتعويض عون مترسملمدة محدودة أو للقيام بأعمال عرضية أو طارئة.
الباب الثاني
الانتداب
الفصل 99
يجب أن تتوفر في الأعوان الوقتين الشروط العامة المنصوص عليها بالفصل 17 من هذا القـانون.
الباب الثالث
التدرج
الفصل 100
بينتفع الأعوان الوقتشون طيلة مدة انتد اليهم بالتدرج حسب نفس الشروط التقطيقة على الموظفين وطبقا للقواعد المنصوص عليها بالأنظمة الأساسية الخاصة.
الباب الرابع
التأديب
الفصل 101
تشتمل العقوبات التأديبية المقطبقة على الأعوان الوقتيين على :
1. الإنذار
2. التوبيخ
3. التوقف عن العمل مع الحرمان من الأجر ولمدة لا تتجاوز شهرا .
4. العزل
الفصل 102
تقرر العقوبات من طرف رئيس الإدارة المعنية بناء على تقرير بحث بشأن الأفعال المنسوبة للعين وبعد الاستماع إلى هذا الأخير.
الباب الخامس
الانقطاع النهائي عن مباشرة الوظيفة
الفصل 103
الانقطاع النهائي علي مباشرة الوظيفة للأعوان الوقتين يكون ناتجا :
1. فقدان الجنسية التونسية أو الحقوق المدنية.
2 . الاستقالة المقبولة بصفة قـانونية
3. الإعفاء
4. العزل
5. الإحالة على التقاعد.
الفصل 104
لا يمكن للعين الوقتي الذي يقدم استقالته أن ينقطع ، عن عمله إلا بعد قبيل الاستقالة من طرف رئيسي الإدارة.
غير أنه بالنسبة للأعوان الوقتيين المكلفين بالتدريس لا تكون الاستقالة فعلية إلا عند انتهاء السنة الدراسية الجارية.
الفصل 105
ما عدا الحالة التدريبية لا يمكن إعفاء العون الوقفتي إلا بعد شهر من إعلامه إذا كان الله في الخدمة الفعلية ستة أشهر على الأقل.
الباب السادس
العطل
الفصل 106 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمير 1997)
الأعوان الوقتين الحق في :
1. عطلة الراحة الأسيوية.
2. العطلة السنوية للاستراحة ومدتها شهر عن كل سنة خدمة.
3. عطلة الولادة.
4. عطلة الأمومة
5. راحة الرضاعة
6 . عطلة المرض العادي في حدود شهرين مع استحقاق کامل المرتب و اربعة أشهر بنصف المرتب بعد قضا فترة دقيا من العمل الفعلي تساوي 365 يوما.
خلال الأشهر الأولى الموالية للانتداب وما لم يقض العون الوقتي فترة عمل بنيا تساوي 365 يوما، فإن له الي في عطل مرض عادي بكامل الأجر بحساب خمسة (5) أيام من كل شهر عمل فعلي.
وتنطبق على الأعوان الوقتين الأحكام المنصوص عليها بالفصول 35 و 36 و18 (جديد) و41 و43 و 47 و48 (مكرر) ملة هذا القـانون المتعلقة بالعطل التنورة العطل المذكورة أعلاه.
الباب السابع
الترسيم
الفصل 107
ينتفع الأعوان الوقتيون الذين وقعت تسميتهم الكلفة موظفين متريين أو الذين تم ترسميتهم بخطتهم بأقدمية تساوي مدة الخدمات التي قضوها بصفة أعوان وقتيين وذلك ضمن وضعيتهم الجديدة ويكون مفعول مالي.
وتضبط بأمر شروط ترسيم الأعوان الوقتيين.
العنوان الخامس
الأعوان المتعاقدون
الباب الأول
التعريف
الفصل 108
يمكن للإدارة انتداب أعوان تونسيين عن طريق التعاقد للقيام بمأموريات خاصة لمدة محدودة.
ويخضع الكتاب الأعوان المتعاقدين الأجانب إما لأحكام اتفاقات التعاون الإداري والفني أو لأحكام العقود .
الباب الثاني
التأديب
الفصل 109
تشتمل العقوبات التاديمية المنطقة على الأعوان المتعاقدين على :
1- الإنذار .
2- التوبيخ
3 - فسخ العقد بدون سابق إعلام
الفصل 110
تقرر العقوبات من طرف رئيس الإدارة المعنية حسب الشروط المنصوص عليها بالفصل 102 من هذا القـانون.
الباب الثالث
العطل
الفصل 111 (نقح بالقـانون عدد 83 لسنة 1997 المؤرخ في 20 ديسمبر1997)
للأعوان التعاقد بين الحق في :
1. عطلة الراحة الأسبوعية
2. عطلة الاستراحة بحساب يومين ونصف عن كل شهر خدمة فعلية
3. عطلة الولاية بنفس التراتيب التي يخضع إليها الموظفون.
4. راحة الرضاعة
5. عطلة العرض العادي في حدود شهر مع استحقاق کامل المرتب، بعد قضاء فترة دنيا من العمل الفعلي تساوي 365 يوما.
خلال الأشهر الأولى الموالية للانتداب وما لم يقض العون المتعاقد فترة عمل دنيا تساوي 365 يوما، فإن له الحق في عطل مرة عادي بكامل الأجر بحساب يونين ونصف عن كل شهر عمل فعلي.
وينطبق على الأعوان المتعاقدين الأحكام المنصوص عليها بالفصول 35 و 36 و 38 و41 و47 و 43 و 48 (مكرر) من هذا القـانون والمتعلقة بالعطل المذكورة أعلاه. .
الباب الرابع
فسخ العقد
الفصل 112
يمكن فسخ العقد قبل نهايته بطلب من أحد الطرفين بشرط التنبيه قبل شهر .
العنوان السادس
المكافاة الاستثنائية
الفصل 112 مكرر
يمكن أن تمنح مكافأة استثنائية الأسواق الخاضعين لأحكام هذا القـانون.
الفصل 112 ثالثا
تسند المكافأة الاستثنائية المنصوص عليها بالفصل 112 (مكرر) من هذا القـانون إلى :
أ. العون الذي أنجز طريقة عمل أو البكر وسيلة إنتاج ترتب عنها ارتفاع في الإنتاج او اقتصاد في التكاليف أو تحسن في نوعية الخدمات الإدارية.
ب. اللون الذي جنب الإدارة أضرارا قادة
ج. العين الذي تميز بدرجة عالية من الإتقان في أداء مهامه.
الفصل 112 رابعا
تشتد المكافأة الاستثنائية :
- إما في شكل ترقية إلى رتبة أو صنف أعلى مباشرة على أن تتوفر في الشروط الضرورية للقيام بمهامه الجديدة۔
- أو في شكل تدرج بدرجة أو عدة درجات.
- أو في شكل منحة جملية تحدد حسب الحالة.
الفصل 112 خامسا
تسند المكافاة الاستثنائية من قبل رئيس الجمهورية.
ويمكن أن تسند المكافأة الاستثنائية باقتراح من السلطة التي لها في التسمية وذلك بالاعتماد على تقرير معلل وبعد أخذ رأي اللجنة الإدارية المتناصفة.
الفصل 113
ألغيت جميع الأحكام المسابقة المخالفة لهذا القـانون وخاصة القـانون علي 12 لسنة 198 المؤرخ في 1 جوان 198 المتعلق بضبط القـانون الأساسي العام الأعوان لدولة والجماعات العمومية المحلية والمؤسسات العمومية ذات الصيفة الأبرارية
ينشر هذا القـانون بالوان الرسمي للجمهورية التونسية وينتفة كقـانون من قوانين الدولة
صدر يقصر قرطاج في 12 ديسمبر 1983 .
رئيس الجمهورية التونسية
الحبيب بورقيبة